Pourquoi un blog ?

Posté le Samedi 31 juillet 2010

Il y a des gens qui vivent sans regarder autour d’eux, il y en a d’autres qui vivent en regardant toujours autour d’eux, j’en fais partie : ce sont mes ANECDOTES.

Depuis l’âge ado, je suis shooté à l’art lyrique, pourquoi ne pas en faire profiter ceux qui n’ont pas toujours l’occasion de se rendre dans des grandes salles d’opéra ? : ce sont mes CRITIQUES LYRIQUES.

D’autres formes artistiques me tiennent beaucoup à coeur, je tiens à vous en faire part : ce sont mes AUTRES CRITIQUES

Faute de débats publics sur les pratiques artistiques et culturelles, où le consommateur pourrait s’exprimer : ce sont mes REFLEXIONS

Les contradictions et les injustices du quotidien me font parfois bondir : ce sont mes MOTS D’HUMEUR.

Bonne lecture

Jean-Claude Meymerit

contact courriel : jean-claude.meymerit@orange.fr

blog JCM @ 23:51
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Peut-on organiser une famille comme une PME ?

Posté le Samedi 31 juillet 2010

Même si toutes les familles et toutes les petites et moyennes entreprises ont des spécificités liées aux structures et aux personnes, peut-on appliquer aux deux les mêmes règles de fonctionnement et de management ? Personnellement, je ne le pense absolument pas. Des différences fondamentales créatrices sont présentes dans ces deux assemblages d’hommes et de femmes. Autant l’un est basé sur des valeurs d’émotions, de filiation, de génétique, d’appartenance, autant l’autre est basé sur le profil financier essentiellement avec des touches humaines plus ou moins fortes que l’on appelle ressources humaines ou culture d’entreprise.
Si, dans une famille, la notion du rôle traditionnel de patriarche se perd, il est à regretter cependant la perte de plus en plus marquée de passation de connaissances et de patrimoine aux générations futures. Ce constat est le seul parallèle qu’il y ait avec l’entreprise. Lorsqu’un employé prend sa retraite, il a rarement la joie et l’honneur de transmettre à son nouveau collègue remplaçant, les astuces, les rouages, la culture de son travail et sa place dans l’entreprise qu’il quitte. L’époque et la technologie sont là pour le pousser à tourner la page avec des comportements et décisions des dirigeants plus proches du dédain et mépris que du respect. Dans une famille, s’il n’y a pas de transmission dès le plus jeune âge, l’aïeul s’éteint avec tout son patrimoine. Il ne faut pas dire que le patrimoine actuel de nos aînés soit plus pauvre que ceux des générations antérieures, non ! Il est tout simplement plus tardif car lié à une espérance de vie plus longue. L’inter génération tant proclamée par tous est loin d’être appliquée au sein de la famille.
Dans une famille, les liens ne sont pas dans le pouvoir de l’argent et la rentabilité ni dans une stratégie de hiérarchie. Les bases sont la tendresse, le respect et l’éducation portés aux enfants, aux petits-enfants et aux parents en fonction de la place occupée par chacun au sein de la famille. Cependant ces bases ne sont pas imposables ni dictées par un quelqu’un de la famille. Elles sont en chacun de soi gérées par ses propres émotions et ressentis. On appelle ce phénomène « l’esprit de famille ». Un grand père qui n’éprouve pas de sentiments exacerbés pour ses petits-enfants, qui ne sent pas concerné par ce statut de grand parent, qui n’a pas de possibilités logistiques adaptées ou tout simplement ne peut pas s’entendre se faire appeler « papy » doit-il être obligé de se plier à des contraintes imposées par les autres membres de la famille, sous prétexte qu’il existe, à deux sous, des kits de management et d’évaluation ? Voire à devoir changer son comportement pour répondre à certains critères imposés afin d’être digne d’avoir une fonction de grand père ? Dans une entreprise, le licenciement, la mise au placard, les responsabilités diminuées sont toujours omniprésents etc.. Dans une famille, heureusement non ! La force des relations familiales se font dans la spontanéité, dans les moments présents, sans calcul ni manigance. Aussi, le management dans une famille me semble fou, extrémiste, totalitaire et complètement en anachronisme avec les fondements de celle-ci. Il ne peut pas y avoir de règles et de stratégies de management dans une famille. On est « famille » ou l’on ne l’est pas, avec une palette de degrés intermédiaires. Les autres membres doivent accepter ces différences et réciproquement. Il ne doit pas y avoir dans une famille un nivellement dans les pensées et dans les manières de se comporter. C’est contre la nature biologique humaine qui constitue le relationnel des groupes liés par le sang. L’entreprise, elle, développe des stratégies de management qui met un peu en sourdine l’être humain. Dans une famille, il ne peut pas y avoir un management d’entreprise car il n’y a pas d’obligation de résultats. Par contre, il y faut de l’écoute, du respect, de la tolérance et de l’amour. N’est-ce pas là beaucoup plus dur ?

blog JCM @ 23:48
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L’Art des jeunes dans un écrin bordelais à la saveur berlinoise !

Posté le Jeudi 8 juillet 2010

Qui aurait imaginé, il y de cela seulement quelques années (2003) que la caserne Niel, ce haut lieu militaire, installé à Bordeaux Bastide depuis 1877, devienne le temps de quatre jours (du 1 au 4 juillet 2010), l’écrin d’une rencontre artistique des plus passionnantes et des plus populaires « Imaginez maintenant ». Il était impossible de tout voir et de tout entendre (concerts, arts plastiques, théâtre, cinéma, cuisine, photographie, conférences…) Plus de 120 créateurs et 11 formations occupaient l’allée centrale et les principaux magasins généraux de cet inclassable lieu.

Lorsque nous franchissons le portail de ce site, on voit surgir aussitôt des images et l’émotion que l’on éprouve à Berlin dans le mythique lieu culturel Tacheles. La comparaison s’arrête là, car du côté germanique, l’occupation « coup de poing en 1990″ par les artistes de Berlin avait pour but d’empêcher la démolition de cet illustre bâtiment porteur et reflet d’une situation politique, sociale et culturelle de l’époque. Du côté bordelais, on se trouve, sur une faible partie seulement des bâtiments, sur une nouvelle affectation de cette ex-caserne militaire par un projet unique et original d’éco quartier. Les autres espaces libres n’ont pas encore de nouvelles affectations. Ce site bordelais d’une force architecturale extraordinaire est chargé d’une âme et d’une ambiance peu communes semble être voué à l’Art.

Pendant ces quatre jours, la fête était au rendez-vous. Brassage de générations et volcan d’interventions artistiques. Où tourner la tête ? Un peu perdu, peut être par manque de lisibilité « grand public » dans la programmation, je me suis laissé entraîner, là par une voix, là par un instrument de musique, là par un rideau rouge, là par des applaudissements. Tout compte fait je n’ai rien suivi de logique, mais j’ai vécu intensément ces quatre jours avec ma et dans ma propre démarche contemporaine. Je suppose que les artistes présents auraient préféré rencontrer d’éventuels acheteurs ou signer des contrats. Mais le public n’a-il pas aussi un rôle à jouer dans la réussite d’une performance ou d’une prestation artistique?

À la clôture de cette manifestation, suite à une énergique prestation musicale chorale, les regards du public s’entrecroisent comme pour dire : « c’est fini ? ».

Même les organisateurs au micro, n’ont pas trouvé d’autres mots. Dommage ! On aurait eu aimé entendre de leurs bouches , “ce site est magique et idéal pour la création artistique contemporaine il faut lui donner cette dimension culturelle », ou bien « rendez-vous sur ce site au plus vite pour d’autres manifestations de ce style ».

J’ai un faible pour ce genre de manifestations où l’on côtoie des tous petits sur les épaules des parents, des habitants voisins, des gens connus et reconnus venus en famille un verre de bière à la main, des artistes se préparant en public, essayant leurs voix, leurs instruments, etc… Voilà un bel exemple de rencontre culturelle populaire, d’expérimentations, d’échanges et de festivités dédiées à la création contemporaine.

blog JCM @ 20:15
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J’ai rencontré Jules Renard !

Posté le Mercredi 7 juillet 2010

Dans le cadre de l’exposition Cow Parade 2010, une vache parmi tant d’autres est installée à l’entrée du Musée d’Aquitaine à Bordeaux. Haute sur pattes, la tête en arrière, deux belles cornes élancées et les pis bien en vue.
Depuis le tramway, Deux jeunes filles commentent cette oeuvre :
- tu es sûre que c’est une vache ?
- sûre, regarde les tétines !
- mais non, je te dis que c’est un taureau !
- à quoi tu le vois ?
- elle a des cornes, donc c’est un taureau.
PS : Jules Renard dans ses « Histoires naturelles » disait ceci : Les femmes reconnaissent un taureau aux poils frisés qu’il a sur le front.

blog JCM @ 21:31
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Ma gueule a encore frappé !

Posté le Dimanche 13 juin 2010

Décidément ma gueule ne revient pas, et pourquoi ? Qu’est ce qu’elle a ma gueule ? Elle n’est pas si mal que ça ma gueule et bien non ! Je viens d’être à nouveau confronter à une situation des plus curieuses et des plus insultantes (lire texte dans le blog sur l’aventure de Londres, ).
Comme très souvent, je fais mes quelques achats basiques vitaux alimentaires dans les supers marchés qui croisent mon chemin. Ce soir là vers les 18h j’étais en avance sur un rendez-vous, je décide de faire quelques emplêtes dans le Simply Market Benauge à Bordeaux. Je prends mon panier en plastique aussi lourd vide que plein et circule de rayon en rayon, car j’avais du temps devant moi. Autant le passer intelligemment à lire les étiquettes. On apprend plein de choses et en particulier la géographie. Par exemple que les fameuses pommes grises appelées par cette enseigne « pommes du Canada » sont bien affichées en gros : provenance France. Après avoir capté trois ou quatre produits, je passe à la caisse et là, stupeur de la caissière qui me fixe comme si elle venait d’avoir une apparition ou un coup de foudre : « vous avez un sac à dos » ? Et bien, oui Madame, pourquoi ? « c’est interdit », me dit-elle ! Et si je le porte à la main ? « là oui, vous pouvez ! Vous ne pouvez garder un sac à dos que si à l’intérieur il n’y a que du matériel informatique ! »….A cet instant, toutes mes logiques d’homo-sapiens s’écroulent. J’ai préféré ne plus discuter avec cette caissière car je ne comprenais plus rien et j’avais peur d’être très désobligeant. Seulement voilà, ce que je ne savais pas, c’est que mon auguste personne avait été repérée par les caméras du magasin et dès que j’ai remis ma carte bleue dans mon sac, un vigile me saute dessus en m’accusant d’avoir volé quelque chose. Situation facile à gérer croyez-moi ! La honte ! « ouvrez votre sac ! » me dit-il avec un air de petit roquet qui vient de trouver un os à ronger. Vous m’accusez d’avoir volé ? C’est vrai que j’ai une gueule de voleur des grands chemins. Il me rétorque : « vous savez il n’ y a pas d’âge et de tête pour voler ». Rebelote. Et il me site une anecdote qui venait de se passer une heure avant : une femme serait passé à la caisse avec un steack sur la tête sous un chapeau et comme le sang coulait le long de ses tempes elle s’est faite crochée. Je ne voulais pas rire devant lui car j’étais toujours sous le choc de la colère mais je trouve cette anecdocte très drôle.
Mais mon histoire n’est pas fini. Il me signala, toujours avec une voix bien placée dans les octaves du haut et les yeux prêts à m’envoyer une charge de révolver, que s’il ne m’avait pas arrêté c’est lui qui se se ferait réprimander par la Direction et qu’il aurait été viré. Voulant un peu m’appitoyer sur son sort face à un tel argument à faire pleurer les ménagères de onze heures, j’ouvris mon sac à dos et là fou de joie, il découvre l’objet soi-disant volé : « voyez et ça ? » dit-il tout émoustillé. Mais Monsieur, lui dis-je, il s’agit d’une poche de bombons/médicaments que j’ai d’acheté cette semaine dans une pharmacie allemande, aussi cela m’étonnerait que vous en ayez en rayon et de plus à moitié vide. Comme il s’est trouvé un peu con, il est resté sans voix et il est parti sans excuses et sans un mot. Comme toujours dans ce genre de situation, le Directeur n’était pas là, l’adjoint qui me connaissait de vue avait subitement une urgence et le comble un couple de petits vieux qui assistait à la scène comme devant leur télé, commence à me sermonner, comme quoi c’est normal d’être arrêté lorsqu’on vole et que je n’ai pas à rentrer dans un magasin avec un sac à dos, etc… Encore une logique implacable. Je suis sorti de ce super marché écoeuré, choqué et en même temps bien éclairé. Comme ce magasin est situé en zone dite « sensible », le Directeur aurait parait-il multiplié les contrôles et la répression en instaurant une réglementation qui tient plus de la provocation et de l’invitation à se rebeller que de jouer sur un vrai dialogue de confiance avec les habitants du coin. Il est vrai que ce sentiment de rébellion m’a habité quelques instants. Je peux comprendre que quelqu’un d’une « grande fragile sociale » qui se fait traiter de voleur ou tout simplement est suspecté devant tout le monde, ait envie de réagir. Ces procédés de suspicion comme les montre ce magasin ne favorisent-ils pas les tensions?
PS : qui peut m’expliquer la différence, entre un sac à dos sur le dos et un sac à dos à la main ou un sac à dos contenant du matériel informatique et un sac à dos contenant des dossiers et des livres (comme mon cas). Où est affichée cette réglementation des plus ubuesques ? Si le Directeur daigne me recevoir, il me donnera peut être la réponse. Il me tarde ! En attendant, je vais aller dans un autre supermarché tester ma gueule. Elle peut faire carrière….

blog JCM @ 11:17
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Café noir au goût de racisme

Posté le Dimanche 21 mars 2010

Ce jour, je descends de ma chambre pour prendre un petit déjeuner dans la salle de l’hôtel. Ceci se passe dans un établissement très bien situé dans une petite ville de la Loire-Atlantique.
Le patron, une quarantaine d’années, me sert un plateau et s’installe pas loin de moi, à une table voisine, et me demande : « d’où êtes-vous » ? Je répondis, « de Bordeaux ». Aussitôt, en boomerang : « j’ai des choses à dire sur cette ville » et me dit : « il y a trop d’étrangers ». Pensant qu’il parlait des nombreux touristes de l’été, je lui pose la question : qu’est-ce que vous entendez par, « trop d’étrangers » ? Sa réponse : « je parle des étrangers qui y sont toute l’année » !
Complètement ahuri face à ce genre de remarque en plein petit déjeuner, par le patron d’une franchise d’hôtel, je reste sans voix. Je plonge mon croissant dans mon café (ou autre pâtisserie, je ne sais plus, tellement j’ai été surpris).
Ne répondant pas, il me développa la situation, comme quoi il y a trop d’étrangers en dessous d’une ligne Bordeaux-Lyon. Quelqu’un lui avait dit que dans une ville française au sud de cette ligne, un soir qu’il y débarqué, il n’avait pas vu un seul blanc autour de la gare…Par contre dans la petite dans laquelle il habite, il n’y a que des blancs…Aussi, il comprend très bien les scores du Front national dans une ville comme Nice etc, etc… Au lieu d’un petit déjeuner tranquille, je me suis coltiné un dégueulis d’idées et de positions puantes. Je ne pensais pas qu’un commerçant pouvait tenir de tels discours à des clients les voyant pour la première fois. Il est évident que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cet hôtel et que je le déconseillerai auprès de tout mon entourage. J’aimerais savoir quel accueil il réserve aux clients qui n’ont pas sa couleur favorite !…

blog JCM @ 0:08
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Y a t il un médecin dans la salle ?

Posté le Jeudi 18 mars 2010

Toux, éternuements, reniflements…pendant deux heures. Ce tintamarre des plus insupportables a eu lieu ce jour 18 mars au TNBA à Bordeaux. Mais quel virus circulait dans cette salle ce soir ? Même si ce genre de concert a lieu régulièrement dans toutes les salles de spectacles, j’ai vécu ce soir le pire. J’avais honte d’être spectateur. Les comédiens qu’en pensent-ils ? Entendent-ils ces tonitruances ? On peut être malade et aller au spectacle c’est évident, mais tous ces virosés ont-ils besoin d’amplifier les décibels de leurs cordes vocales. Ce soir nous avons même eu droit à de ces toussements plus près de gloussements et de beuglements. Dès qu’un démarre, aussitôt tous les jaloux font leur entrée en scène et toussent, éternuent, reniflent de plus belle. Je suis écoeuré par ce manque de respect. C’est vraiment la première fois que j’entends un tel concert.
Paraît-il que ce phénomène est une conséquence naturelle d’effet de concentration et de fortes émotions. Je m’inquiète, car moi qui n’ai pas toussé, éternué, cela voudrait dire que ce soir, je n’ai eu aucune émotion du spectacle donné ? En effet, peut-être !

blog JCM @ 23:10
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Quand les nourrissons se font un ciné!

Posté le Mardi 16 mars 2010

A l’Utopia de Bordeaux, séances de cinéma estampillées « bébé ». Merveilleuse et attentionnée idée !
D’abord surpris du concept, j’ai assisté volontairement à une de ces séances dites « bébé », quelle surprise!
C’était un après midi en semaine, donc au cinéma Utopia de Bordeaux. Dans la salle ce jour là, parmi le public, trois mamans avec leur nouveaux nés accrochés à leur cou. Très émouvant ! Avant le noir absolu, quelques cris s’échappèrent de leurs tendres gorges à l’image des musiciens d’un orchestre qui accordent leurs instruments. Chaque nourrisson essayait le « la » de ses cordes vocales. Puis, lorsque les lumières s’éteignirent et que les premières images surgirent de l’écran, silence absolu. Pendant la projection, deux ou trois cris pas plus. Un heureux hasard a fait que ces cris semblaient venir de la bande son du film. Suis-je bien tombé ? Peu importe ! Le principal est que le cri d’un enfant me semble bien plus acceptable dans cet environnement que le bruit effrayant de ces agresseurs de pop corns (pas à l’Utopia heureusement) ou ces commentaires du film en direct de certaines personnes qui se croient un dimanche après midi autour d’une tasse de thé devant la télé .
Bravo à tous les cinémas Utopia de donner la possibilité à ces jeunes parents d’aller au cinéma avec leurs rejetons et bravo à tous ceux qui dans la salle comprennent le concept et l’apprécient. A la sortie de la séance, j’ai demandé à un nourrisson ses impressions sur le film, il m’a répondu « areu areu » ! Bon début de critique cinéphile.

Egalement sur le site : www.paysud.com

blog JCM @ 21:28
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L’art contemporain à la portée de tous !

Posté le Dimanche 7 mars 2010

Même si je trouve que l’appellation « bus de l’art contemporain » ne soit peut-être pas le terme le plus approprié, j’ai découvert ce dimanche, avec un immense bonheur, ce concept culturel bordelais (oh ! la honte, depuis le temps !). Il s’agit de monter dans un bus et se laisser conduire à la rencontre de diverses galeries bordelaises et autres lieux afin d’y apprécier les oeuvres d’artistes présentées. Ce concept existe depuis près de quatre ans et a lieu le premier dimanche de chaque mois dans le cadre « des dimanches sans voiture » de Bordeaux. Un bus plein comme un oeuf démarre du kiosque culturel des allées de Tourny et s’engouffre dans les rues de bordeaux. Chaque dimanche, cinq ou six lieux sont choisis préalablement par les organisateurs sur une vingtaine de lieux inscrits au catalogue.

Ce dimanche, les lieux proposés nous baladent en bus de Tourny aux Quinconces en passant par Gambetta, Mériadeck, les Chartrons et les Quais. Ce circuit, nourri de pures découvertes d’artistes ou d’initiation à l’art de notre époque, nous met en présence dans la première étape, rue Bouffard, de toiles à assemblage de couleurs et matières percutantes d’Olivier Menu ainsi que d’objets en porcelaine marqués par pureté et fragilité, oeuvres de Nen’do.
Rue Fernand Marin, le groupe joue à cache cache (en fermant les yeux…) avec les dessins et l’installation de Vincent Rauel. L’art du dessin est une chose, le sujet évoqué en est un autre. Je n’ai pas du tout aimé. Un contraste heureux survient rue Tourat avec les toiles et objets enchanteurs de Pascal Audin. « Art pour enfant » comme il dit ! En effet, que de gaîté et vivacité dans les formes ! Le bus nous conduit ensuite sur les quais et nous entraîne dans l’univers de la photo d’Yves Manciet, photos de stars, de politiques et d’inconnus des années 50, présentées pour la première fois à un public. Cet immense photographe n’a pas reçu l’accueil espéré auprès des services culturels de la Ville alors qu’un lieu, comme la Base sous-marine aurait été un écrin idéal à son Oeuvre. Espérons ! Ce photographe a tant de choses à nous raconter. Notre balade dominicale se termine en feu d’artifice, place des quinconces où Philippe Croq présente son extraordinaire travail. Clarté, efficacité, précision…l’émotion dans les yeux.

Autant, je regrette que pour ce genre de visite nous ayons été trop nombreux vu l’exiguïté des lieux visités, autant je trouve cette initiative excellente et enrichissante. Par contre, les jeunes où étiez-vous ? Dommage, cet outil existe et de plus il est très convivial, profitez-en ! Marie-Fleur Galineau, médiatrice du circuit, nous offre ses connaissances, ses infos et se tient, avec les visiteurs, toujours disponible avec tous. C’est très précieux.

Comme je le signale au début de ce texte, les mots « bus de l’art contemporain » ne semblent pas bien adaptés (tout au moins cette fois-ci). Bien sûr que tous ces artistes sont de notre temps, mais j’ai trouvé que les concepts de présentation sont très traditionnels (toiles, peintures, dessins, photos…aux murs). Pas d’installation originale ou oeuvre vraiment dite contemporaine. C’est le hasard du jour. Chaque dimanche est différent, je vais tester dans les prochains mois.

Article également en ligne sur www.paysud.com

blog JCM @ 21:02
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L’art lyrique et les jeunes

Posté le Jeudi 25 février 2010

Ma passion depuis de très nombreuses années pour l’art lyrique me pousse à faire une proposition publique qui me tient, très à coeur.En effet, je constate de plus en plus, aux soirées d’opéra (de l’Opéra de Bordeaux en particulier), la présence de groupe de jeunes (tous les âges) et c’est tant mieux. Cependant, en discutant avec eux au cours de ces soirées, il en ressort qu’il leur manque une vraie approche culturelle d’art lyrique. Ce qui est normal vu leurs jeunes âges. Je ne suis pas sûr que les encadrants scolaires soient, malgré leur investissement et tous leurs efforts, les meilleurs initiateurs pour leur faire apprécier pleinement cet art (tout simplement par manque eux-mêmes de “culture lyrique”). Ces jeunes ne connaissent pas les us et coutumes d’une représentation lyrique. Ils ne savent pas repérer les airs-clés d’un ouvrage, quand et où applaudir… Ils n’ont pas de repère de mise en scène, de tessiture des voix etc…Aussi, suite à ces constats issus de discussions avec eux, je propose le concept suivant : ne pourrait-on pas faire parrainer certains jeunes en leur donnant comme parrains des habitués et des connaisseurs de culture lyrique (habitués connus, abonnés, etc…) ? Cette approche ressemblerait à celle qui autrefois se faisait au sein d’une famille ou d’amis. Les goûts et les connaissances se transmettaient de génération en génération. Vu la cassure faite dans les générations précédentes, ne pourrait-on pas se substituer à cette “cellule familiale” avec des “spectateurs connaisseurs” comme parrains ? Personnellement, je me verrais très bien parrainant et accompagnant quelques jeunes en leur expliquant en amont et le jour même de la représentation certaines subtilités et clés d’appréciation de spectacles lyriques (chanteurs, mise en scène, musique, salle de spectacle, traditions…). De plus, des rencontres préalables pourraient se faire, soit dans un établissement scolaire (hors horaires), soit dans une pièce du Grand Théâtre, soit dans une “famille d’accueil opéra”, soit dans les quartiers de la Ville…Ces soirées préalables pourraient s’organiser autour d’une oeuvre, d’écoute d’enregistrements et comparaison, de présentation d’un ouvrage par un spécialiste etc… A ce jour, je ne suis pas du tout sûr que tous ces jeunes qui viennent en groupe au Grand Théâtre, pour une unique fois, apprécient pleinement les soirées. A-t-on une évaluation des retours et des goûts à l’opéra suscités pas ces soirées ? Même si les actions menées par l’Opéra de Bordeaux à l’encontre de ces jeunes sont très pertinentes et variées, il me semble toutefois que ce volet “culture art lyrique” manque terriblement.
Même si à ce jour, cette proposition n’a pas reçu l’attention particulière que j’escomptais de la part des services de la Direction de l’Opéra de Bordeaux, j’espère vivement sur la réactivité de certains décideurs et amateurs d’opéra pour envisager sa réalisation.

Article également en ligne sur www.paysud.com

blog JCM @ 21:46
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