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	<title>JCM</title>
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	<description>Bienvenue sur mon blog</description>
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		<title>Ce n&#8217;est pas tout d&#8217;avoir bonne mine encore faut-il avoir celle qui marche !</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 20:35:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[anecdotes]]></category>

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		<description><![CDATA[Que faire dans une salle d&#8217;embarquement d&#8217;aéroport lorsque vous avez presque deux heures à attendre, que vous avez remis vos chaussures, que vous avez réajusté votre ceinture et essayé de remettre de l&#8217;ordre dans vos poches suite à la fouille traditionnelle de la sécurité&#8230;? Compter les avions qui décollent, draguer la personne en face de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: x-large"><span class="Apple-style-span" style="font-size: 19px"><span style="font-size: small">Que faire dans une salle d&#8217;embarquement d&#8217;aéroport lorsque vous avez presque deux heures à attendre, que vous avez remis vos chaussures, que vous avez réajusté votre ceinture et essayé de remettre de l&#8217;ordre dans vos poches suite à la fouille traditionnelle de la sécurité&#8230;? Compter les avions qui décollent, draguer la personne en face de vous, dormir ou tout simplement observer le comportement des gens vivant eux aussi ces longues attentes et qui s&#8217;em&#8230;.Le voyageur assis en face de moi sur un de ces bancs installés en rangs d&#8217;oignon, décide de travailler et d&#8217;utiliser tout son arsenal électronique. Cet homme d&#8217;affaire, par le cliché qu&#8217;il donne et par son look extérieur très soigné, doit avoir la quarantaine bien sonné. Il déballe son ordinateur portable de taille presque insolente, de son Ipad, de son Ipod, de son casque et des fils partout. Que va t-il faire de tout ce matos, à la fois ? De quoi je me mêle et que de questions existentielles ! Il sort également de son sac un agenda (vous savez cet instrument papier qui permet d&#8217;écrire en face de certains jours et heures des rendez-vous et autres événements de son choix etc&#8230;). Avec tout ce déballage, notre homme avait utilisé deux places du banc. Il pose son agenda à son coté droit, fait tous les branchements, sort un crayon mine et commence à inscrire sur son agenda les notes piochées sur ses appareils. Quel boulot ! Le pauvre ! Soudain, plus de mine, le porte mine est vide. Il secoue ce minuscule outil, cherche dans son sac. Que nenni ! Que faire ? Comme la mine a eu le dernier mot et que tout son organisation est foutue, il remballe le tout et attend patiemment l&#8217;embarquement (soucieux toutefois !). Il devait se dire : comment une vulgaire mine de crayon avait-elle pu entraver et contrer un matériel informatique des plus performants ? La piteuse figure qu&#8217;il faisait m&#8217;évoquait la tête du Chevalier à la triste mine de Cervantes, qui malgré son acharnement à vaincre tous les obstacles, baissa les bras devant les plus petits.</span><br />
</span></span><big><big></big></big></p>
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		<title>A l&#8217;Opéra de Bordeaux, trois chanteuses osent jouer !</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 19:03:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[critiques lyriques]]></category>

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		<description><![CDATA[Elles sont trois. Trois chanteuses lyriques en formation au Cnipal (Centre National d&#8217;Artistes Lyriques) de Marseille. Deux sopranos (Jennifer et Yuko Naka) et une mezzo-soprano (Simona Caressa). Elles ont offert au public bordelais, dans le cadre des Midis musicaux un récital d&#8217;extraits d&#8217;opéras présenté d&#8217;une manière assez originale. Des fleurs posées sur et dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elles sont trois. Trois chanteuses lyriques en formation au Cnipal (Centre National d&#8217;Artistes Lyriques) de Marseille. Deux sopranos (Jennifer et Yuko Naka) et une mezzo-soprano (Simona Caressa). Elles ont offert au public bordelais, dans le cadre des Midis musicaux un récital d&#8217;extraits d&#8217;opéras présenté d&#8217;une manière assez originale.<br />
Des fleurs posées sur et dans le piano, au sol, dans les cheveux, sur une table, avaient toutes un rôle à jouer. Au cours de leurs diverses interprétations, nos trois chanteuses jouent avec ces fleurs comme avec des partenaires.<br />
L&#8217;originalité de ce concert venait surtout de la mise en espace des morceaux choisis. Il est en effet très rare de voir des chanteurs en récital mettre un soupçon de mise en scène dans leur concert. Il est vrai qu&#8217;elles avaient contourné la difficulté en choissant des morceaux d&#8217;opéras plus que des airs. C&#8217;est ainsi que nous avons pu voir et entendre un enchaînement subtil de courts extraits du Chevalier à la rose de Strauss. Puis, le trio des femmes dans Falstaff de Verdi et l&#8217;attente du retour de Pinkerton par Cio-Cio San et Suzuki dans la Butterfly de Puccini.Très belle réussite d&#8217;assemblage.<br />
Dommage qu&#8217;elles n&#8217;aient pas osé aller plus loin dans cette démarche en ne donnant que des extraits même s&#8217;ils souvent moins familiers pour le public mais souvent bien plus intéressants qu&#8217;un simple air. Pour le public, la comparaison avec les grands noms du chant lyrique est tellement évidente et risquée, que s&#8217;attaquer en récital à des airs lorsqu&#8217;on débute, est très périlleux. Au lieu de l&#8217;air de Suzel de l&#8217;Ami Fritz de Mascagni, qui ne nous fera jamais oublier Freni et ceux supers rabâchés de Luna, Chapi&#8230;,j&#8217;aurais bien mieux apprécié d&#8217;autres extraits d&#8217;opéras. Sans chercher bien loin on doit bien trouver des extraits réunissant trois femmes (Manon, Carmen, les Noces&#8230;sans compter les très nombreux duos de femmes existant dans bon nombre d&#8217;ouvrages).<br />
La formation d&#8217;artistes lyriques passent également par le jeu scénique. Ces trois chanteuses semblent l&#8217;avoir comprise, mais encore faut-il quelles aient en face un quelqu&#8217;un qui les aide et les entraîne dans ce sens.</p>
<p>Jean-Claude Meymerit</p>
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		<title>Le gentil Xavier, Veilhan sur son lion bleu !</title>
		<link>http://jcmbdx.unblog.fr/2012/04/11/le-gentil-xavier-veilhan-sur-son-lion-bleu/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 21:29:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[autres critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Il est pâle et sale&#160;&#187; nous a murmuré avec douceur le papa du lion bleu de la Bastide à l&#8217;occasion d&#8217;une conférence sur le thème Architectones qui s&#8217;est tenue ce jour au TnBa et organisée par le Frac Aquitaine. En effet, il n&#8217;avait pas vu son enfant depuis très longtemps. Dans les questions du débat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Il est pâle et sale&nbsp;&raquo; nous a murmuré avec douceur le papa du lion bleu de la Bastide à l&#8217;occasion d&#8217;une conférence sur le thème Architectones qui s&#8217;est tenue ce jour au TnBa et organisée par le Frac Aquitaine. En effet, il n&#8217;avait pas vu son enfant depuis très longtemps. Dans les questions du débat qui ont suivi portant sur son oeuvre bordelaise, devenue maintenant le lion des bordelais, ont jailli les deux questions fondamentales et vitales pour l&#8217;artiste, pour les bordelais et pour l&#8217;art contemporain : pourquoi est-il bleu et pourquoi il n&#8217;a pas de testicules ? Nous y voilà enfin. C&#8217;est vrai que, moi-même, chaque fois que je passe devant ce lion ce sont les questions que je me pose immédiatement (!). La première question porte sur la couleur. Veilhan a très bien argumenté avec calme, humour et dérision. Quelle couleur auriez-vous aimé ? répondit-il à la personne auteur de la question de ce tel intérêt et de cette telle pertinente qu&#8217;elle pourrait faire l&#8217;objet d&#8217;un sujet de thèse universitaire en histoire de l&#8217;Art contemporain. Avec son humour flegmatique, l&#8217;artiste continue : &laquo;&nbsp;La monochromie est toujours sujet de débat. Pouvait-on imaginer ce lion vert ? Noir ? Mauve ? : non. Rouge ? (c&#8217;est la couleur en monochromie qui se vend très bien en art)&nbsp;&raquo;. Je l&#8217;ai voulu comme les nuages, bleu&nbsp;&raquo; a t-il annoncé, comme s&#8217;il venait de lire la dernière phrase d&#8217;un fort beau poème. Merci Monsieur Veilhan pour cette belle réponse à une question stupide.<br />
Arrivons maintenant aux fameux attributs mâle absents à l&#8217;auguste prestance de ce magnifique animal. Je me mets à la place de la dame qui a posé cette  seconde question existentielle pour l&#8217;avenir de la race animale : &laquo;&nbsp;pourquoi ce lion est-il asexué ?&nbsp;&raquo; Quelle angoisse ça lui procure ! Cette question venait après celle d&#8217;une jeune dame qui elle, aimait passer entre les pattes et sous le ventre de notre lion, tous les matins en allant travailler. Il est curieux que cette dernière ne se soit pas rendu du manque ! Elles n&#8217;ont peut être pas les mêmes références en la matière. Maintenant que la question est posée publiquement je réalise que je n&#8217;avais jamais remarqué que cette sculpture de la place Stalingrad était un lion et qu&#8217; il lui manquait en effet, sa virilité. Jules Renard aurait pu ajouter dans ses Histoires naturelles : &laquo;&nbsp;On reconnait un lion aux longs poils frisés autour du cou !&nbsp;&raquo;. J&#8217;en été resté là. On en apprend tous les jours !<br />
En dehors de ces deux questions pour école maternelle, le très célèbre artiste international Xavier Veilhan nous a baladé pendant plus d&#8217;une heure dans son univers de créations et de projets. Naviguant entre Art et Architecture il s&#8217;arrête à quelques instants au bord de chacune de ces deux formes de travail afin de nous faire partager ses hésitations, son engagement et ses choix. Le tout avec beaucoup de simplicité, d&#8217;humour et de gentillesse. &laquo;&nbsp;Vous êtes quelqu&#8217;un de gentil lui a dit quelqu&#8217;un dans la salle !&nbsp;&raquo; Et c&#8217;est vrai.</p>
<p>Jean-Claude Meymerit</p>
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		<title>L&#8217;opéra, le surtitrage, sa démocratisation et mes cervicales !</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 12:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[mots de colère]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de lire, sur un site internet spécialisé en opéra, le texte d&#8217;un journaliste musicologie évoquant les surtitrages dans les salles d&#8217;opéras. Je le remercie vivement d&#8217;avoir abordé ce sujet, sujet qui devient tabou auprès de tous les amateurs d&#8217;opéra. Personne n&#8217;ose avouer le côté néfaste de cette technologie portée à l&#8217;opéra. Si par hasard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de lire, sur un site internet spécialisé en opéra, le texte d&#8217;un journaliste musicologie évoquant les surtitrages dans les salles d&#8217;opéras. Je le remercie vivement d&#8217;avoir abordé ce sujet, sujet qui devient tabou auprès de tous les amateurs d&#8217;opéra. Personne n&#8217;ose avouer le côté néfaste de cette technologie portée à l&#8217;opéra. Si par hasard on s&#8217;aventure à dire à quelqu&#8217;un, qui ne va que très rarement à l&#8217;opéra, que nous sommes contre cette technologie, on se fait traiter de tout et surtout, oh l&#8217;horreur, on est catalogué d&#8217;élitiste et comme quoi on est contre la démocratisation de l&#8217;opéra. Je rappelle que c&#8217;est plutôt c&#8217;est l&#8217;inverse qui se produit ! C&#8217;est justement en prenant le public pour une machine à avaler ou en lui mâchant le travail qu&#8217;on lui empêche d&#8217;entrer dans ce monde magique. On lui interdit d&#8217;apprécier le mystère de l&#8217;alchimie, musique/texte/visuel, qu&#8217;est le spectacle lyrique. On lui empêche de créer son propre univers d&#8217;émotions et de plaisir. On lui impose de rire et c&#8217;est souvent à contre courant. On le matraque de phrases (ou de mots) insipides qui n&#8217;apportent absolument rien à la dite compréhension de l&#8217;histoire. Que de traductions stupides et inutiles ramenées à quelques mots. Cette &laquo;&nbsp;explicaterie&nbsp;&raquo; de bas étage, nuit. Elle devient parasite à l&#8217;écoute émotionnelle et au regard de l&#8217;action scénique. Le temps que nous levons les yeux, happés par ces lumières de textes au dessus de nos têtes ou en plein face, l&#8217;action sur scène est passée. On relève la tête au cas où l&#8217;on aurait oublié de lire un mot clé. Rebelote. Sur scène le ténor a quitté la scène, par où ? Pas vu !<br />
A-t-on besoin pour apprécier un opéra, d&#8217;avoir en direct le mot à mot du livret. Depuis des siècles cela se saurait !</p>
<p>Dans certaines salles, le surtitrage est sur le dossier du fauteuil devant soi. Au moins on peut l&#8217;éteindre. Fréquentant de nombreuses salles d&#8217;opéras, j&#8217;essaie le plus souvent de louer des places d&#8217;où on ne voit pas les surtitres (c&#8217;est de plus en plus dur). A Paris Bastille, les places sans visibilité de surtitrage sont mentionnées. A Bordeaux, heureusement que le lustre cache cet objet de torture mentale (et physique parfois). Mon médecin a cependant raison : il me conseille ce procédé comme moyen médical pour mes cervicales. Il me dit : dès que vous souffrez, louez-vous une place au parterre et tournez la tête un coup à droite puis à gauche vers les surtitrages de côté puis au plafond pour le surtitrage principal. J&#8217;ose à peine imaginer les passerelles financières juteuses entre la culture et la santé&#8230;.</p>
<p>Pour moi cette technologie imposée et pseudo-prisée par les spectateurs est vicieuse et polluante. Ils passent la soirée à lire les phrases en essayant de les faire correspondre sur ce qu&#8217;ils entendent ou voient. C&#8217;est un véritable appauvrissement du spectateur. Quelle stupidité lorsque les phrases arrivent avant le phrasé des chanteurs. Quelle stupidité lorsque la même phrase reste affichée de nombreuses minutes pendant que les chanteurs poursuivent leur chant. Comme on se demande ce qu&#8217;ils racontent, on remet ça ! Nouvelle séance de relaxation des cervicales. Le plus terrible est le surtitrage en français d&#8217;opéras chantés en français. Cela devient du grand guignol. Les gens rient, car jamais les textes écrits ne sont en harmonie avec les textes chantés. Avez-vous déjà entendu les premiers mots du duo final de Carmen : &laquo;&nbsp;C&#8217;est toi ? C&#8217;est moi !&nbsp;&raquo; ? Avant que nos deux héros disent ces deux phrases, le texte est déjà à l&#8217;écran. R I D I C U L E ! Je suis absolument d&#8217;accord avec le journaliste du site internet, lorsqu&#8217;il évoque les nombreux moyens d&#8217;information que le spectateur peut consulter quelques heures avant de se rendre à l&#8217;opéra. A t-on besoin de connaître pendant le spectacle le texte intégral (ou tronqué) pour apprécier tel ou tel ouvrage ? Je propose et souhaite que demain nous ayons en complément des textes, des extraits des partitions de l&#8217;ouvrage !&#8230;A ridicule, ridicule et demi !  C&#8217;est ce qu&#8217;on appellera à nouveau, une technique pour la démocratisation de l&#8217;opéra ! Pendant ce temps le chaland culturel passe.</p>
<p>Jean-Claude Meymerit</p>
<pre></pre>
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		<title>Le faux mort du quai !</title>
		<link>http://jcmbdx.unblog.fr/2012/04/01/le-faux-mort-du-quai/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 19:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[anecdotes]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur le quai du tramway, deux jeunes lycéennes arrivent un peu excitées en ayant le verbe un peu haut. La 1, catastrophée : &#171;&#160;il est mort ? C&#8217;est pas vrai ! &#160;&#187; La 2, sûre d&#8217;elle : &#171;&#160;si, le l&#8217;ai vu hier au soir&#160;&#187;. La 1, frôlant la crise de nerfs sur le quai : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le quai du tramway, deux jeunes lycéennes arrivent un peu excitées en ayant le verbe un peu haut.<br />
La 1, catastrophée : &laquo;&nbsp;il est mort ? C&#8217;est pas vrai ! &nbsp;&raquo;<br />
La 2, sûre d&#8217;elle : &laquo;&nbsp;si, le l&#8217;ai vu hier au soir&nbsp;&raquo;.<br />
La 1, frôlant la crise de nerfs sur le quai : &laquo;&nbsp;c&#8217;est pas possible, car moi je ne l&#8217;ai pas vu&nbsp;&raquo;.<br />
La 2, pour la rassurer : &laquo;&nbsp;tu as dû voir le trois, moi j&#8217;ai vu le quatre&nbsp;&raquo;.<br />
La 1, assommée par la nouvelle : &laquo;&nbsp;je ne te croirai que si je le vois, mort&nbsp;&raquo;.<br />
J&#8217;écoutais cette vive discussion avec une certaine inquiète attention. Une des ces jeunes filles venait de voir un mort et l&#8217;autre avait l&#8217;air jalouse de ne pas l&#8217;avoir elle aussi, vu.<br />
Ce n&#8217;est qu&#8217;après cette juvénile dispute tournant autour des chiffres 3, 4 etc..que j&#8217;ai immédiatement compris (comme vous je suppose) qu&#8217;elles parlaient d&#8217;épisodes télé et de leur héros qui venait de passer l&#8217;arme à gauche. Déçu, j&#8217;ai quitté mon poste d&#8217;écoute car les morts de télé ne sont pas ma tasse de quai !</p>
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		<title>Strauss, Elektra et Baird</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 21:29:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[critiques lyriques]]></category>

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		<description><![CDATA[Quels chanceux ces montpelliérains ! Après Hildegard Berens il y a déjà quinze ans ils ont eu aujourd&#8217;hui Janice Baird. Quelles magnifiques Elektra ces deux chanteuses. En plus des deux précitées, j&#8217;ai eu la chance d&#8217;en applaudir deux autres célèbres dans ce rôle là : Gwyneth Jones à Orange en 91 et tout récemment Evelyn [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quels chanceux ces montpelliérains ! Après Hildegard Berens il y a déjà quinze ans ils ont eu aujourd&#8217;hui Janice Baird. Quelles magnifiques Elektra ces deux chanteuses. En plus des deux précitées, j&#8217;ai eu la chance d&#8217;en applaudir deux autres célèbres dans ce rôle là : Gwyneth Jones à Orange en 91 et tout récemment Evelyn Herlitzius à Berlin.<br />
Pour rester sur la production de Montpellier signée jean-Yves Courrègelongue, Janice Baird abordait là sa énième production. J&#8217;ai des souvenirs mémorables de quelques unes de ses prestations d&#8217;Elektra : à Toulouse en 2004 dans la très efficace mise en scène de Nicolas Joël, à Nantes en 2005 dans celle époustouflante de Charles Roubaud, à Bilbao en 2007 dans celle de Peter Konwitschny, qui est pour moi la plus aboutie et la plus violente, à Strasbourg en 2008 dans la très intelligente mise en scène de Stéphane Braunschweig, à Berlin en 2009 avec celle de Kirsten Harms. Toutes les interprétations de Janice Baird en fonction des mises en scène et des années, sont à la fois complémentaires et différentes formant chaque fois l&#8217;Elektra unique. On a l&#8217;impression que l&#8217;interprétation de ce personnage, avec des facettes à l&#8217;infini, est pour elle, sans limite. Lorsqu&#8217;on a vu une seule fois Janice Baid tenant à bout de bras écartés vers le ciel, vêtue d&#8217;un jeans, d&#8217;un tee shirt et d&#8217;une veste de laine bleu marine, la fameuse hache objet central de l&#8217;opéra, on est tétanisé à vie. Quel force de prestance et de jeu. Cette immense artiste qui paradoxalement est connue et méconnue du public français va faire enfin son entrée parisienne (mise à part son unique concert à Pleyel en Salomé) en 2013 dans les trois opéras de la tétralogie de Wagner.</p>
<p><span style="font-size: x-small">Jean-Claude Meymerit</span></p>
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		<title>J&#8217;ai honte, j&#8217;ai ri !</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 22:35:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[anecdotes]]></category>

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		<description><![CDATA[Incident une fin d&#8217;après midi en pleine heure de débauche sur une ligne de tramway. Des milliers de fourmis humaines sillonnent et s&#8217;agitent dans tous les sens entre les stations non desservies, essayant de comprendre l&#8217;histoire qui leur arrive. Entre ceux qui attendent la rame par routine et ceux qui essaient de recoller les bribes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Incident une fin d&#8217;après midi en pleine heure de débauche sur une ligne de tramway. Des milliers de fourmis humaines sillonnent et s&#8217;agitent dans tous les sens entre les stations non desservies, essayant de comprendre l&#8217;histoire qui leur arrive. Entre ceux qui attendent la rame par routine et ceux qui essaient de recoller les bribes de textes inaudibles émises par les hauts parleurs des quais, c&#8217;est la fête. Les gens se parlent, rient, sont en colère mais au moins ça vit.<br />
Une rame arrivant à une station déclarée momentanément terminus, doit repartir en sens inverse. Si pour certains cela paraît classique, pour ceux qui découvrent cette situation pour la première fois, c&#8217;est la panique. Sans parler des touristes qui sont carrément perdus, corps et âmes. Ayant déjà connu cette situation de nombreuses fois à ce même endroit, je monte dans la rame qui devait normalement refaire le chemin inverse. Des gens montent. La dame assise à côté de moi confiante (comme moi) attend le départ. Ce que nous n&#8217;avions pas réalisé c&#8217;est que la cabine du chauffeur était vide. Donc suspens ! Une jeune fille très à l&#8217;aise monte à son tour, met de l&#8217;ordre dans ses fils d&#8217;écouteurs entortillés qui occupent un bon bout de temps pour les remettre en ordre. Elle s&#8217;installe sans se rendre compte que le chauffeur venait d&#8217;entrer dans son antre pour nous faire voyager en sens inverse. Sonnerie de départ et notre rame démarre. Notre jeune fille qui était monté dans le tram comme à l&#8217;accoutumé dans le sens habituel de la marche se trouve sans ses repères. Son visage commence a s&#8217;angoisser brutalement. Elle prend sa tête entre les mains et réfléchit les yeux hagards exorbités. Les larmes lui viennent. Elle se tient toujours la tête. Voyant cette jeune personne commencer à devenir étrange, une dame lui explique la situation. La jeune fille lui avoue qu&#8217;elle a eu très peur car elle croyait avoir perdu la raison. Elle nous explique qu&#8217;elle prend tous les jours le tram sur ce quai et à cette heure mais pour aller dans le sens normal. Or là, le tram allait dans l&#8217;autre sens en partant du même quai. Là ou j&#8217;ai honte c&#8217;est que mon regard s&#8217;était porté sur elle depuis son entrée dans la rame car j&#8217;avais remarqué qu&#8217;elle n&#8217;était pas au courant de la situation. Elle était trop préoccupée à démêler ses fils. Mon but était de voir sa tête au départ du tram. Au fur et à mesure que sa tête changeait j&#8217;étais mort de rire (je n&#8217;étais pas le seul) mais je ne pensais pas qu&#8217;elle avait eu aussi peur. J&#8217;ai honte d&#8217;avoir ri !</p>
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		<title>Théâtre sur rail !</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 21:34:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[anecdotes]]></category>

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		<description><![CDATA[Au départ, une histoire très banale. Je suis à l&#8217;aéroport de Roissy dans le hall des correspondances Sncf. Plus d&#8217;une heure à attendre. Si j&#8217;allais m&#8217;acheter la revue que j&#8217;aime bien ne parlant que de théâtre. Ce magazine s&#8217;appelle &#171;&#160;Théâtral&#160;&#187;. Je demande au vendeur : - &#171;&#160;avez-vous reçu le magazine Théâtral&#160;&#187; ? C&#8217;est à ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au départ, une histoire très banale. Je suis à l&#8217;aéroport de Roissy dans le hall des correspondances Sncf.<br />
Plus d&#8217;une heure à attendre. Si j&#8217;allais m&#8217;acheter la revue que j&#8217;aime bien ne parlant que de théâtre. Ce magazine s&#8217;appelle &laquo;&nbsp;Théâtral&nbsp;&raquo;. Je demande au vendeur :<br />
- &laquo;&nbsp;avez-vous reçu le magazine Théâtral&nbsp;&raquo; ?<br />
C&#8217;est à ce moment là que tout se complique.<br />
- &laquo;&nbsp;Théâtrail&nbsp;&raquo; ? me demanda t-il.<br />
- &laquo;&nbsp;non Théâtral !&nbsp;&raquo;<br />
Un signe extérieur de grande ignorance commençait à se dessiner sur son visage et me redit :<br />
- &laquo;&nbsp;Théâtrail&nbsp;&raquo; ?<br />
Je recommence : &#8211; &laquo;&nbsp;le magazine Théâtral&nbsp;&raquo; !<br />
- &laquo;&nbsp;ça parle de quoi ?&nbsp;&raquo;<br />
- &laquo;&nbsp;de théâtre&nbsp;&raquo;. Cette réponse a été très dure à formuler. Je rajoute pour l&#8217;aider dans ses recherches cérébrales : &laquo;&nbsp;c&#8217;est un format assez petit&nbsp;&raquo;.<br />
Là, subitement une lueur d&#8217;espoir jaillit de ses yeux et me dit :<br />
- &laquo;&nbsp;je range les petits formats dans l&#8217;arrière boutique car ici je n&#8217;ai pas assez de place, je vais voir&nbsp;&raquo;. Et il ne revient pas. Je demande des nouvelles à son collègue qui me répond : &laquo;&nbsp;il cherche&nbsp;&raquo;.<br />
A cet instant le cher disparu revient pour me dire gentiment qu&#8217;il avait tout fouillé mais qu&#8217;il n&#8217;avait pas cette revue.<br />
En le remerciant, je me suis demandé alors si je n&#8217;aurais pas dû lui acheter le magazine la <em>Vie du rai</em>l en le lisant sur fond de raï.</p>
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		<title>Grands pas de deux à quatre pattes</title>
		<link>http://jcmbdx.unblog.fr/2012/03/11/grands-pas-de-deux-a-quatre-pattes/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2012 20:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[autres critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Je veux bien sûr parler des grands pas de deux, extraits des plus grands ballets classiques que sont Raymonda, la Belle au bois dormant, le Lac des cygnes, Gisèle, la Sylphide, Roméo et Juliette et Don Quichotte. La classe et la beauté étaient au rendez-vous ce dimanche après-midi dans un lieu culturel de la banlieue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je veux bien sûr parler des grands pas de deux, extraits des plus grands ballets classiques que sont Raymonda, la Belle au bois dormant, le Lac des cygnes, Gisèle, la Sylphide, Roméo et Juliette et Don Quichotte.<br />
La classe et la beauté étaient au rendez-vous ce dimanche après-midi dans un lieu culturel de la banlieue bordelaise brillant, lui, par la laideur de son extérieur et de son intérieur. Vous me direz on s&#8217;en fout, une fois les lumières éteintes on ne regarde pas le plafond et les murs. Faut tout de même avoir envie de se déplacer vers un espace aussi triste, entouré de rues désertes, malgré un soleil radieux éclairant ce beau dimanche après-midi de mars.<br />
Quitte à fermer les yeux en rêvant d&#8217;être dans une belle salle de spectacle et même quitte à y venir à quatre pattes, il ne fallait pas surtout rater ce grand moment d&#8217;art de la danse offert par sept danseurs et danseuses, solistes (sujets, coryphées et quadrille) du Ballet de l&#8217;Opéra national de Paris. Ce programme était dirigé artistiquement par un des danseurs étoiles présent sur scène, Karl Paquette. Comme un bonheur ne peut pas être complet, il fut dommage que la diffusion de la musique enregistrée fut si mauvaise. Saturation, souffle, mauvais équilibre des basses et aigus. Pour une représentation de spectacle vivant de cette qualité, la technique n&#8217;a vraiment pas suivi. Hélas !<br />
Sur des chorégraphies incontournables de Noureev, de Petipa, de Perrot, de Bournonville&#8230;nos solistes nous ont offert toutes les facettes de cette signature qu&#8217;est l&#8217;Ecole française de la danse. Que ce soit les ports de corps, les jeux de jambes et de bras, c&#8217;est signé. On est scotché sur place. Que c&#8217;est beau ! Le public a fait une ovation très bien méritée à ces sept danseurs messagers de la danse française de l&#8217;Opéra de Paris, référence mondiale. Qu&#8217;en on pensé les quelques danseurs du Ballet de Bordeaux, entre aperçus dans la salle. On dit, dans les chaumières des chaussons bordelais, que le Ballet de Bordeaux serait la dernière compagnie française de danse classique de province. Est ce vrai ? Si c&#8217;est oui, profitons-en et espérons applaudir la prochaine saison de nouveaux grands classiques du répertoire. Les spectacles de danse classique sont extrêmement rares sur les scènes françaises. Que Bordeaux ne s&#8217;endorme pas sous les lauriers de l&#8217;acquis !<br />
Jean-Claude Meymerit</p>
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		<title>A l&#8217;Opéra de Nancy : &#171;&#160;oh ! che bella italiana !&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 18:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jcm</dc:creator>
				<category><![CDATA[critiques lyriques]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus que belle, époustouflante ! On l&#8217;a enfin la vraie &#171;&#160;Italienne à Alger&#160;&#187;. Après les regrettées Horne, Terrani, Dupuy&#8230;, toujours présentes dans nos oreilles, on attendait Lemieux, elle est arrivée. Ouf !  Ras le bol d&#8217;entendre et de voir des pseudo &#171;&#160;Italiennes&#160;&#187; dans la plupart des théâtres. Avec la production bordelaise, j&#8217;avais écrit que l&#8217;Italienne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Plus que belle, époustouflante ! On l&#8217;a enfin la vraie &laquo;&nbsp;Italienne à Alger&nbsp;&raquo;. Après les regrettées Horne, Terrani, Dupuy&#8230;, toujours présentes dans nos oreilles, on attendait Lemieux, elle est arrivée. Ouf !  Ras le bol d&#8217;entendre et de voir des pseudo &laquo;&nbsp;Italiennes&nbsp;&raquo; dans la plupart des théâtres. Avec la production bordelaise, j&#8217;avais écrit que l&#8217;Italienne à Alger n&#8217;était pas une opérette de Lopez, mais un opéra avec des grandes et belles voix.<br />
Marie-Nicole Lemieux possède tout, un charme fou, un magistral contralto, des aigus percutants, un jeu scénique exalté&#8230;Tous les ingrédients pour ce rôle là. Elle insuffle à tous ses airs les nuances charnelles et brillantes voulues par le rôle. Qu&#8217;ils paraissent courts ! On est sous son charme. Elle a pour partenaires, le jeune chinois Yijie Shi, qui enchante la salle avec un timbre à la Florez et une naturelle virtuosité. Tous les autres rôles sans les citer sont à leur place, chantent, jouent et s&#8217;amusent et le public est heureux. Grande soirée. L&#8217;orchestre y est aussi pour beaucoup. Paolo Olmi à la tête de l&#8217;orchestre de Nancy participe et s&#8217;implique dans chaque note.<br />
Reste la mise en scène ou devrais-je dire la magnifique scénographie. Le décor, imposante carcasse d&#8217;avion suite à un crash dans une forêt tropicale, je suppose, car beaucoup de bambous. Très beau mais trop envahissant sur le plateau de Nancy. J&#8217;ai cru comprendre que ce gigantesque décor et ce lieu inconnu où se déroule l&#8217;action, étaient volontaires afin de ne pas brusquer, choquer ou éveiller d&#8217;éventuelles interprétations entre les deux civilisations présentes dans le livret. Stop à cette sombre hypocrisie ! Sous prétexte d&#8217;histoires racistes, ethniques, politiques, sociales, sexuelles.. on ne va tout de même pas changer toutes les histoires d&#8217;opéra pour aller dans le sens du poil de certaines personnes qui y voient et verront toujours ces questions là. La liste est longue dans le monde des livrets d&#8217;opéra. Les histoires de ces opéras existent. En les écoutant et en les voyant chacun se raconte les siennes avec sa propre conscience et ses propres valeurs. Le spectacle n&#8217;est-il pas fait pour ça ? Aussi, je préfère que les metteurs en scène affichent soit clairement un parti pris, une idée ou soit tout simplement présentent l&#8217;oeuvre dans une convention totale plutôt que d&#8217;essayer de masquer l&#8217;intrigue par des non dits et des fouillis d&#8217;idées floues en utilisant le plus souvent des effets scéniques vulgaires et gratuits de pure provocation à des fins uniquement médiatiques (très en vogue actuellement dans certaines salles d&#8217;opéra). A Nancy, même si le décor est dans l&#8217;exagération, il fonctionne très bien car nous sommes dans un opéra bouffe. Cette production de &laquo;&nbsp;l&#8217;Italienne à Alger&nbsp;&raquo; est une merveille.</p>
<p style="text-align: justify">Jean-Claude Meymerit</p>
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