Catégorie

Archive pour la catégorie « mots d’humeur »

Quand la SNCF joue la frileuse !

Quelle hypocrisie ! Je viens de prendre le train entre Marseille et Bordeaux avec pas plus d’appréhension qu’entre Toctoucau ville et Toctoucau plage (à vérifier !), et pourtant !

Entre Nîmes, Montpellier, Béziers, Narbonne, les choses se compliquent. Alors que l’ambiance est paisible, deux jeunes filles viennent s’adresser à moi pour signer une feuille (nom, adresse etc…) afin de réunir des fonds pour une structure d’handicapés. Elles-mêmes ont un handicap, elles sont muettes. En vérité, elles ne sont muettes que lorsqu’elles s’adressent aux voyageurs car entre elles, elles tchatchent normalement.

Cette feuille d’émargement et de promesse de versement d’argent, contient déjà plusieurs signatures. Je leur demande leur carte d’autorisation de démarcher dans le train, même si leur feuille porte la signature de faux (logo et siège social illisibles, tâches de gras, feuille légèrement froissée et écornée), leur réponse (plutôt leur non réponse, n’oublions pas qu’elles sont muettes) est limpide. Je les ai envoyées promener. Elles ont eu davantage de «chance» avec mes voisins de voyage. Et ça signe et ça signe !… Je suis scotché par autant de naïveté et d’insouciance.

Lorsqu’elles ces deux damoiselles ont quitté le wagon, un de mes voisins senior et signataire, s’adresse à moi et me dit : « je ne sais pas si j’ai bien fait de signer, elles sont bizarres ! ». Je le regarde droit dans les yeux et lui dit « vous savez, lorsque les gens seront toujours aussi cons de signer sans regarder et sans se poser les bonnes questions, il ne faut pas qu’après, ils se plaignent ! » Pas élégant comme réponse c’est vrai mais terriblement efficace. Comme un électrochoc, il bondit de son siège affolé, et court à la poursuite de nos deux fausses muettes. Il revient bredouille, abattu, vidé…il s’est fait avoir. Elles étaient descendues. Il avait donné son nom, son adresse et sa promesse de don.

Passent les contrôleurs que j’interpelle pour en savoir un peu plus. Leur réponse m’a cloué : « ce n’est pas la première fois, c’est classique, il s’agit de personnes qui montent dans les gares Languedoc Roussillon, font signer des faux documents tout en essayant de récolter de l’argent » et ils rajoutent : « des fois elles volent les sacs et objets posés sur les tablettes pendant que les passagers dorment ». Paraît-il que cela dure depuis des années et tous les jours.

Pas d’amende en tant que voyageur sans billet, pas d’expulsion, on laisse faire. A ma question : « pourquoi vous n’avertissez pas les voyageurs, comme dans certains lieux publics, par une phrase, style : des risques de pickpocket peuvent intervenir, prenez soins de vos bagages et objets personnels etc.. », leur réponse fut « on n’a pas le droit de faire des annonces sur ce fléau, la SNCF ne veut pas ! ».

Alors je pose la question : pourquoi ? Du coup, ce sont eux qui sont restés muets !



A la cour Mably de Bordeaux : des goûts et des couleurs !

Il y a des expositions de peintures qui vous laissent pantois dès que l’on franchit le seuil de la galerie, il y en d’autres qui vous invitent plutôt à faire demi tour. C’est ce qui m’est arrivé ces jours-ci en me rendant à la cour Mably voir une présentation des oeuvres de Nicole Kirsch. Ce n’est pas du tout la qualité artistique et les sujets présentés de cette artiste qui me laissent froids mais plutôt la scénographie totale de l’expo. Que c’est laid !

Pourquoi avoir peint les panneaux de fond en jaune alors que les oeuvres elles-mêmes sont très colorées. Ce fond jaune absorbe toute la lumière des toiles et assombrit la pièce. Les éclairages sont très mauvais, certains tableaux sont presque dans l’obscurité. Aucune unité dans l’assemblage des toiles qui sont dans des formats et des encadrements les plus fantaisistes. Ne voulant pas rester sur une mauvaise impression, j’y suis revenu plusieurs fois et chaque fois le même sentiment. Je ne suis pas le seul, car lorsque je me suis mis à observer les visiteurs, leur tour de salle est aussi rapide qu’un marathon dans une salle de gym.

Comme se fait-il que la Ville de Bordeaux n’ait pas pu choisir une exposition estivale plus flatteuse pour une ville en plein flot touristique. Si Bordeaux avait voulu mettre l’accent sur des artistes bordelais, il aurait fallu un peu mieux les valoriser. Ce n’est pas une bonne image du dynamisme et de modernité culturelle locale. Heureusement que Jaume Plensa est passé par là en nous magnifiant artistiquement la Ville.

Nota : Miracle ! Je viens d’apprendre qu’il y a une exposition de sculptures à la Halle des Chartrons. Juste le temps de récupérer un peu de doc au kiosque culture et me voilà parti ! Les portes de la halle sont grandes ouvertes, de la musique classique s’en échappe comme pour vous inviter à y entrer. Là sur le seuil, le miracle opère. Les sculptures sont simplement disposées sur des podiums bruts, un peu partout. Pas de sophistication. C’est simple et super efficace. Elles vous proposent même d’être touchées et caressées. Elles sont en bois de chêne, de robinier, d’acacia, de pin, de platane…Le plaisir ne serait pas complet sans la présence de l’artiste. Chic, il est là ! Il se nomme Balma. Artiste connu et très apprécié, fait sa rentrée bordelaise après trois ans d’absence. Les œuvres ne sont pas que de lui, elles sont : lui. Il parle de chacune d’elles comme un romancier parle de son œuvre littéraire ou comme un amoureux de sa bien-aimée. C’est du grand Balma.



A l’Opéra de Marseille : le caprice de Monsieur Alagna !

Tous les caprices de ce Monsieur et son attitude d’enfant trop gâté, fatiguent et hérissent le poil à de plus en plus de publics.

Sa dernière colère eu lieu à la seconde représentation à l’Opéra de Marseille des Troyens de Berlioz, donnée en version de concert. Alors que toute l’équipe de chanteurs se donnait à fond (et que de belles voix), ce Monsieur les yeux fixés sur la partition, comme s’il la découvrait pour la première fois, a commencé surtout à nous agacer lorsqu’il rata quelques phrasés (il est vrai que le surtitreur n’est pas le copain des chanteurs) et qu’il retourna brusquement son pupitre vers le Chef pour bien lui faire comprendre qu’il y était pour quelque chose. Insupportable aussi ses effets de fausses sorties pour réapparaître brusquement en projetant ses deux « Italie ! Italie ! » Quel effet grand guignol ! Pire encore ! Alors que tous gardaient la classe, lui gesticulait sans cesse avec des effets de bras et des poses de cabo. De plus, vis à vis de ses collègues, il veut tout régenter (les entrées, les sorties, les saluts…). C’est lui et les autres. Je ne veux pas parler de la partie chant, très critiquable. D’autres dans la salle se sont permis de lui rappeler au salut final et à juste titre.

Ce salut final fut fatal à son égo. Il ne supporta pas que le public n’accepte plus tous ses à-peu-près aussi bien dans son chant que par sa présence. Sa réaction fut lamentable, scandaleuse et vulgaire. Comme à son habitude dans ces cas-là (et ça se renouvelle), il se plante en avant scène, arrogant et demande au public de venir chanter à sa place. Facile ! A Marseille, alors que tous les musiciens, les chœurs et les chanteurs étaient sur scène (après plus de quatre heures de chant), lui accoudé de manière provocante sur le socle du Chef, attendait que le public finisse d’applaudir ou de huer, lorsque quelqu’un du premier rang lui fit signe de venir. Il sauta dans la fosse d’orchestre (encore un effet de cabo) et s’approcha de la rambarde. Une discussion confidentielle s’instaura entre ce monsieur de la salle et lui. Qu’est qu’ils se sont dit ? Pendant ce temps tout le monde sur scène attendait très mal à l’aise et ne sachant pas quoi faire. Le Chef d’orchestre était médusé, Béatrice Uria Monzon faisait une tête terrible. Les autres faisaient des tentatives de quitter le plateau mais restaient, le sourire coincé. Le public poursuivait son mécontentement et ce Monsieur continuait à discuter dans la fosse. Le public ne tenant plus à cette goujaterie et à ce mépris, reparti de plus belle. Une de ses admiratrices (elles vont commencer à se faire rare…) voulait lui transmettre un gros bouquet de fleurs. Une des chanteuses sur scène le récupère et le donne à ce Monsieur. La salle se soulève à nouveau lorsque ce Monsieur garda pour lui tout le bouquet sans avoir le geste d’offrir une des fleurs de ce bouquet à Uria-Monzon et aux autres artistes. Très imbu de sa personne et
fier de se montrer en avant scène avec ce bouquet. Honteux ! Je rappelle que dans cet ouvrage, ce n’est pas le ténor qui a le plus grand rôle. Avec un tel ego, pourquoi l’a t-il accepté ?

Tout le plateau et la salle se sont vidés dans la tristesse et dans la colère. A la sortie des artistes, lorsqu’il est apparu, il n’a voulu bien évidemment signer aucun programme et s’est enfourné dans sa voiture. Lorsqu’une de ses fans lui dit très fort dans la foule : « Roberto à vendredi ! », il répondit : « Non ! » Pas de dessin, tout le monde avait compris, vexé de cette soirée marseillaise, il allait annuler son récital d’Orange qu’il devait donner quatre jours plus tard. Chose promise, chose due, le couperet est tombé, il a annulé ce récital. Pas de remplaçant ??? (lorsque Kaufmann a annulé un de ses récitals avec une partenaire, il a était remplacé et le concert a eu lieu). Les Chorégies d’Orange à force de jouer la carte Alagna pour faire le plein, n’avaient pas prévu le coup. Tant pis pour la partenaire de ce soir là, la grande Anna-Caterina Antonacci. Alors que tant de monde aurait aimé l’entendre. Motif de cette annulation : état de santé avec certificat à l’appui. Je ne savais pas que les vexations étaient prises en charge par les assurances maladies. Ce Monsieur Alagna se moque vraiment de nous tous, de ses partenaires et de son public.

 



Soirées d’airs d’opéras : du meilleur au pire !

Prenez une soprano, un  ténor, une mezzo-soprano et un baryton-basse et vous obtiendrez un cocktail lyrique idéal. En ce samedi soir où Bordeaux connaissait une liesse festive autour du fleuve réunissant des milliers de badauds, une toute petite poignée d’amateurs d’opéra avait pris le chemin de la magnifique église Notre Dame de Bordeaux pour assister à un gala d’extraits d’opéras offert par un groupe lyrique bordelais « Résonances-Groupe lyrique ». Ce groupe était formé ce soir là par Véronique Valray, Christian Lara, Jean-Philippe Marlière et Gaëlle Mallada, sans oublier Jean-Marc Fontana, pianiste au doigts de magicien. Des noms que connaissent de très nombreuses scènes lyriques, tout au moins pour les trois premiers noms cités. Ce Groupe a eu la géniale idée de mélanger des duos et ensembles super connus comme celui des Pêcheurs de perles, de Carmen, de Werther, de Rigoletto au moins connus comme ce duo extrait du Barbier de Séville ou carrément inconnus, comme cet autre duo extrait du Fernando Cortez de Gaspare Spontini. En cadeau de fin de concert, le Groupe, tout en se faisant plaisir, nous a offert le Duo des chats de Rossini, à quatre voix. Du plus bel effet.

Cette soirée fut un émouvant moment de grande fraîcheur musicale et de beauté vocale. La technicité de ces artistes et leur articulation nous ont enchanté. Lorsque j’entends ce genre de voix et la qualité d’une telle soirée, je suis rassuré. Pourquoi ?

Car, quelques jours avant, j’avais vu rouge (pas d’alcool mais de honte pour l’art lyrique) en assistant à une édifiante soirée apéro-opéra.Une centaine de personnes buvait et mangeait (normal pour un apéritif) et discutait pendant qu’une pauvre soprano aux sonorités sorties tout droit d’un salon agricole, s’époumonait avec des accents frôlant l’agonie. Où étais-je tombé ? J’aurais dû me méfier. Me promenant, je vois sur la façade d’un établissement bar-restaurant, un panneau annonçant cette soirée lyrique. M’adressant à l’organisatrice, celle-ci me signala que la chanteuse était très connue et qu’elle chantait souvent au Grand-Théâtre (bien sûr c’était faux). Par contre, elle ne connaissait pas son nom !…En grattant dans les tous les recoins de mon réseau lyrique, j’apprends que cette soirée, en hommage à la célébration de bicentenaire de la naissance de Verdi et Wagner (les pauvres !), était organisée en partenariat par des structures bordelaises des plus respectables et que la «célèbre chanteuse » n’était connue que d’elle même.

Se promenant entre les tables où la fourchette et la discussion avaient plus d’intérêt que les notes émises, notre soprano est passée de l’air du Trouvère, à un air de Carmen en passant par le grand air de Tannhäuser et un extrait de Traviata. Le tout dans le même registre en passant, aux forceps rouillés, du plus grave à l’aigu. Quel grabuge ! Comment faire aimer l’art lyrique à un nouveau public avec de telles prestations. Des jeunes attablés ont préféré quitter la place et comme je les comprends. Moi-même proche de l’asphyxie auditive, j’ai baissé les bras et suis sorti en catastrophe, respirer.

Le plus comique fut le programme distribué ce soir-là (que je garde précieusement) : une photocopie du choeur des esclaves de Nabucco (où étaient les chœurs ?) et tout le duo du final du premier acte de Traviata (où était Alfredo ?). Quel rapport avec les airs chantés ? Où étaient mentionnés les autres airs de cette soirée ? Du n’importe quoi !

J’estime que ce genre de soirée est inacceptable, surtout lorsqu’elle est en partenariat avec des structures culturelles réputées par leur sérieux.



Le bus de la peur !

Comment une Société responsable des transports publics d’une grande ville peut-elle accepter de maintenir un tel chauffeur en activité en mettant ses passagers en danger ? Ce chauffeur de bus en question est affecté sur une ligne, il est vrai, au fonctionnement assez fantaisiste (horaires de passage allant de 20m à 45m d’attente, passage parfois aléatoire, parcours qui change etc..), mais est-ce une raison ?

Prenant au moins deux fois par semaine cette ligne, j’appréhende de savoir qui est au volant. Lorsque je vois notre cow-boy de service, je m’attends au pire. Ce jour, il a dépassé les bornes. Il a refusé de prendre une maman voilée avec ses deux marmots dans une poussette. Il a fermé les portes au moment où elle s’apprêtait à monter. Les passagers crient. Rien à faire, il démarre. Choqué par un tel comportement j’intervins en lui demandant d’arrêter et le pourquoi d’un tel comportement. Son silence fut déconcertant. J’avais vraiment l’impression qu’il était dans un autre monde. Inerte, affalé sur son volant, il continua à rouler doucement. Insistant fortement à haute voix, il réussit enfin à lâcher deux mots : « elle n’avait qu’à être devant la porte !». Quel aplomb ! Il avait arrêté les portes d’entrée de son bus juste devant le panneau de l’abri bus (ce qui interdit déjà un individuel d’entrer de front, mais encore moins pour quelqu’un les bras chargés ou avec poussette comme cette maman).

Ce même monsieur n’en est pas à son premier numéro de zèle. Il y a quelque temps, il a refusé d’ouvrir les portes à une dame qui voulait descendre. Brouhaha de protestation dans le bus. Nenni, il a continué. Un jour où il était en forme, il s’amusa à accélérer pendant plusieurs mètres puis à freiner brutalement pour un oui ou pour un non. Qui peut tenir debout (ou même assis) dans un bus en délire ? Personne. Protestation à nouveau des usagers mais rien n’y fait ; il n’entend rien et continue à s’amuser. Je pense à cette autre fois où il a roulé à grande vitesse dans une rue farcie de chicanes. Ce slalom nous avait effrayés. Parfois il s’amuse à rouler à la vitesse d’un escargot sans raison d’encombrement routier.

Face à de tels comportements, portant atteinte à la sécurité des passagers, que pouvons-nous faire ? Rien ! Attendre que la peur passe !



Des personnesNâgées ou des personnesZâgées ?

Mon oreille préfère, personnesZâgées. De toute manière quelle importance, on ne me demande rien et tout le monde se fout de ma prononciation et de la liaison de ces deux mots. Par contre, si un jour je suisZélu à un poste important lié avec ces personnes là, je ferai bieNattention lors de discours et d’interviews de bien faire la liaison. En ce jour de lundi de Pentecôte, l’actualité aidant, puisqu’on ne peut plus évoquer cette journée sans parler des personnes âgées,  c’est alors que jaillit ce bouquet de magnifiques liaisons dans la bouche de notre Ministre chargée de nos anciens : les personnesNagées par ici, les personnesNagées par là comme s’il y en avait qu’une seule… Dit-on personnesNadultes ? Je respecte son choix, chacun ses bonnes et ses mauvaises liaisons. Je dis bien maisZalors et pasZencore…alors que personne ne les fait…Ne sommes-nous pas dans un pays de liaison libre ?



Jet de nourriture sous les yeux de ceux qui ont faim !

Fortement occupé à enlever les traces, déjà sèches, de jets d’oeufs, de ketchup et autres produits alimentaires liquides contre la façade, fenêtres et portes d’un bâtiment ainsi que les kilos de farine déversés sur le sol, un homme d’une cinquantaine s’arrête et m’interpelle afin de mieux comprendre la finalité de cet épandage outrancier de denrées alimentaires sur la voie publique. Je lui explique en détail cette pseudo coutume, interdite par la loi mais toujours pratiquée à la barbe de la Police, de la presse et des habitants médusés. Il ne savait pas que ce genre d’exhibition se produisait une fois par an autour de certains établissements scolaires que l’on appelle lycées. Lorsque je dis certains, le mot a son importance, car certains lycées ont su sensibiliser leurs ouailles et aucun débordement ne fut constaté au pourtour. Ils ont su mettre en place d’autres formes de fêtes pour marquer ces 100 jours avant le bac. Bravo à eux. Pour d’autres, malheureusement non ! Quelle honte ! Quel acharnement tout autour de ce réputé lycée bordelais. Tout y est passé, façades, portes d’entrée, édifices publics, intérieur des boîtes aux lettres, voitures, mobilier urbain, jardins, personnes…

Mon interlocuteur, le regard toujours tourner vers le sol, regardait muet et interloqué par cette jonchée d’oeufs écrasés et de farine au sol. Cet homme, par ses dires, était en grave difficulté financière. Il était sans voix devant ce gâchis alimentaire et ces détériorations. Nous étions tous les deux d’accord pour dire que les oeufs sont une source alimentaire très précieuse, car elle contient tous les nutriments nécessaires à l’organisme et qu’elle est un aliment parmi les plus nutritifs. Sans parler des plats que l’on peut fabriquer avec de la farine. Avec le nombre impressionnant d’oeufs au sol, à en juger par le nombre de barquettes abandonnées et les poches de farine, combien de personnes auraient pu être nourries ce jour-là ? C’est scandaleux et inacceptable. De plus, qui nettoie ? Bien sûr pas ces chers petits. Chaque habitant sur son temps et avec son argent. Ces lycées concernés ne pourraient-ils pas organiser des travaux pratiques de nettoyage de toutes les rues adjacentes ? Seulement comme dit le Principal du lycée, il n’est pas responsable des faits et gestes de ses élèves en dehors des murs de son établissement. Donc, affaire réglée. Ma colère à l’encontre de ces petits sauvageons irrespectueux et mal élevés s’est amplifiée lorsque ce monsieur très abattu, tout en s’éloignant, me lança « et dire que c’est l’élite de demain !« . Pour le coup, c’est moi qui suis resté sans voix !



La Comédie française serait-elle devenue un sanatorium ?

La honte ! Que de toux que de toux ! Jamais je n’ai entendu autant de cacophonie de toux que lors de cette soirée passée à la Comédie française. C’est vrai que la saison aidant, les microbes bien au chaud dans la nouvelle parure du Théâtre français voulaient se faire entendre en prouvant que la nouvelle acoustique du théâtre était au top et qu’ils étaient plus vigoureux que les vers. 

Malheureusement, avec Andromaque en toile de fond, les toux intempestives se faisaient beaucoup plus remarquer que les répliques de Racine. Le pire fut à chaque précipité de rideau : la salle en chœur se mit à tousser dans un bruit infernal de bravos, de rire et de toux. L’horreur !

En règle générale, lorsqu’on repère des tousseurs dans les salles de spectacles, on peut établir plusieurs catégories : il y a le tousseur chronique qui chaque fois qu’il est dans une salle, se doit de tousser. Il y le tousseur jaloux qui veut faire mieux que son voisin. Il y a le tousseur tubar d’un âge avancé, qui offre avec bruitage en prime à ses microbes, des pastilles bien enveloppées qu’il cherche au fond de sa poche ou sacoche. Lorsqu’il est accompagné de madame, le temps qu’elle cherche dans son sac, dans quelle boite ou dans quel papier ces fameuses pastilles contre la toux sont planquées, un acte s’est écoulé. Il y a la tousseur cabo qui attend le bon moment pour nous balancer quelques belles notes sonores. Je ne parle pas par contre du discret, le vrai tousseur, le vrai malade, qui essaie de retenir sa toux dans son foulard son écharpe, son mouchoir, sa main afin d’étouffer le son. Parait-il que c’est l’émotion qui provoque la toux, surtout à l’opéra. A approfondir. Ainsi, voilà comment j’ai passé deux heures avec Racine dans une cacophonie intolérable et irrespectueuse pour les comédiens et le public.

La prochaine fois, je vous parlerai d’un autre fléau dans les salles de spectacles que sont les concerts de bouteilles d’eau en plastique. Bouteilles que l’on torture et que l’on écrase entre ses doigts, bouteilles qui roulent, bouteilles que l’on cherche désespérément dans ses vêtements et sacs, bouteilles que l’on renverse etc.. Pourquoi les directeurs de théâtre n’interdisent-ils pas l’entrée de toutes ces bouteilles plastiques. 

Deux heures sans boire, mon Dieu, ma ligne !



Les étoilés de la faute !

« Bonne fêtes », « prenez le trottoire d’en face« , « sandwitchs froid ou chauds« , « boissons sans alcol« , « tous nos produits sont certifié bio« , « fois gras frais au raisins« …Cherchez les fautes ! Véridique.
Si vous ne savez pas quoi faire pendant vos temps de loisirs ou pendant les vacances scolaires avec votre petite marmaille, je vous conseille de faire le tour des devantures de restaurants, autres commerces et lieux divers. C’est la caverne d’Ali baba aux fautes d’orthographe. Des plus subtiles aux plus énormes, des assemblages de mots les plus curieux au raccourcis les plus insolites.
Qu’est-ce que c’est drôle ! Je vous recommande de prendre des photos, puis en famille, avec vos voisins ou avec vos collègues de bureau cherchez les erreurs. Au lieu de vous promener dans la ville la tête dans vos chaussures, lisez toutes les notes affichées en vitrine. Ce sont des merveilles de perles et de fautes. Même les tous jeunes en trouvent. Un jeu de société idéal.
Comment peut-on laisser autant de fautes traînées en pature du regard ?
Lorsque je vois une proposition toute récente de menu de réveillon (lu sur la même devanture d’un restaurant bordelais) proposant : « fois gras« , « cuisse de grenouilles« , « salade composer« , « mousses aux chocolat« …le tout sur une belle envolée écrite en très gros « bonne fêtes« , je n’ai pas du tout envie d’entrer dans ce restaurant, trop peur d’avoir le foie gras remplacé par du mutela ou de la mousse au chocolat remplacée par de la moutarde. Certes l’habit ne fait pas le moine. Les repas sont probablement excellents et les produits de qualité. Mais en attendant, dans le doute, je préfère m’abstenir d’y entrer.
Bonne année à vous tous et levons notre verre avec un bon « chateau« , sans l’accent circonflexe (pratiquement disparu de très nombreux menus et affichage). Devant cette multitude de fautes, il serait amusant de mettre un thésard en sociologico-touristico sur ce sujet, avec un classement par ville. On pourrait alors choisir son restaurant en fonction du nombre de fautes affichées. Le guide des « Etoilés de la faute ». A méditer !


Théâtre de divertissement ou théâtre de désolation ?

Comment peut-on, pour la énième fois, présenter sur scène un spectacle racontant les déboires de la vie d’une femme, avec autant de non-respect pour elle ? Quel est le but de tous ces one woman shows ? Il en pleut pas dizaines dans tous les théâtres. A qui s’adresse ce genre de numéro affligeant ? Quelle tristesse et quelle désolation. Celui que je viens de voir ce dimanche-ci est pitoyable. Quelle vulgarité. Seule riait une dame dans la petite salle et encore ! Elle ne riait que sur certains sujets axés sur le sexe (eh oui, souvenirs, souvenirs…!). La comédienne (mot un peu fort) seule sur scène gesticule au son de bribes musicales des plus mal choisis, ses phrases se terminent le plus souvent par euh (vraiment pas signe de talent). Sa voix à peine audible et mal placée nous assène de propos mille fois entendus comme un catalogue de blagues à deux sous ou de catalogues pornographiques. Au cas où le public ne comprendrait pas, elle nous offre en prime quelques gadgets sexuels, et autres ustensiles. Le texte est farci de phrases gratuites ou de noms de personnalités faisant allusion à tous les mauvais reportages people. Que de clichés ! C’est à croire qu’il n’existe aucune pièce bien écrite par des femmes parlant aux femmes. Je ne dis pas que les one man shows actuels sont mieux, loin de là, mais pourquoi, vous mesdames, vous engouffrer-vous également dans ce genre de prestations théâtrales et de surcroît mal écrites. Vous croyez, parce que deux ou trois pinpins rient que c’est gagné et que vous êtes comédienne ou que les messages de la condition féminine passent ? Vous vous trompez. Heureusement que tous ces sujets-là existent dans de grands textes de théâtre, de romans, de nouvelles, de textes poétiques etc… L’humour et l’érotisme peuvent s’y côtoyer, mais sans la vulgarité. Pourquoi ne pas les utiliser ou s’en inspirer ?



1234