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Archive pour la catégorie « anecdotes »

Les mamies sont lâchées, planquez-vous !

( anecdotes )

Avez-vous déjà voyagé dans un compartiment « envahi » par une vingtaine de personnes âgées, en partance pour plusieurs jours, vers une destination lointaine ? Je vous conseille vivement ce genre d’expérience, c’est inoubliable. Quelle tranche de rire ! Merci la SNCF de m’avoir inséré au milieu de ce troupeau en délire. Je me demande si je ne préfère pas ce genre d’environnement cocasse de trois heures, au sempiternel jeu : « dans la famille Martin, je demande la fille » puis « dans la famille Martin, je demande le père » puis «dans la famille Martin, je demande la grand-mère » et ainsi de suite…Au bout déjà d’un quart d’heure, j’ai une allergie aux familles complètes alors qu’avec mes mamies et mes pépés, c’est plein de rebondissements.

Après une installation laborieuse en gare de départ colorée de propos exacerbés, nos mamies et nos égarés pépés sont gagnés par le calme et le bercement du train.

Quelques heures après, une demi-heure avant d’arriver à la gare de destination : « ma valise a disparu ! »  s’écria une de ces mamies. Alors, tout le groupe en émoi se panique et s’affole. A les voir aller dans tous les sens, commentant chaque geste, ils seraient presque arrivés à me communiquer à moi aussi leur panique. Imaginé une vingtaine de personnes courant (c’est une image) dans le wagon. Tout en cherchant, ou faisant semblant, car elles étaient beaucoup plus préoccupées à préparer à rassembler leur matos pour descendre dans une demi-heure.

Enfin, un quart d’heure avant leur arrivée en gare de destination, tous dans l’allée centrale, debout, habillés, avec leurs immenses valises sauf celle qui l’avait perdue et qui continuait à chercher dans l’indifférence totale des autres qui ne pensaient qu’à leur prochaine descente.

Ca y est la valise est retrouvée ! Saine et sauvée par le contrôleur. Elle était tout simplement à sa place dans l’espace bagage. Quel monstre de valise. A faire peur par sa grosseur et sa laideur. Qui aurait voulu la voler ? Comme tous étaient toujours en rang d’oignons dans l’allée centrale, notre pauvre dame à la valise retrouvée voulait la rapatrier près d’elle, mais personne ne  la laisser passer. Chacun pour soi comme s’il y avait un quota pour descendre. En colère, elle s’asseoit et attend patiemment, alors que tous les autres silencieux commencent à défaillir de rester debout.

A l’arrêt total du train, notre groupe retrouve son verbiage et son tonus et hop tout le monde descend. Bon séjour !

Tellement distrait à contempler ce tableau et toutes ces scènes insolites, je n’ai pas surveillé mon propre bagage. Pourvu que, dans leur affolement, mes compagnons de voyages ne l’aient embarqué. J’aurais moins ri !



Le ciel tombe sur leurs têtes et après ?

( anecdotes )

Je suis ahuri ! Dans le tram, tout en roulant, une plaque arrondie du plafond est tombée dans le dos de trois passagers assis sur les places situées de côtés. J’étais en face. Rien que le bruit de la chute aurait pu effaroucher un troupeau de mille moutons. Par contre, aucun effet sur nos moutons urbains, rien ! C’était presque normal. Je ne dis pas qu’il faille hurler ou s’accrocher au col du voisin ou encore sauter dans ses bras de peur, mais simplement réagir. Un minimum est demandé (rien que pour créer de la communication entre les passagers). Quelques voyageurs ont fait arrêter le tram et le chauffeur s’est rendu sur les lieux de la chute où nos trois personnes étaient toujours assises impassibles. Elles devaient se demander presque pourquoi on s’intéressait à leur dos. « Vous êtes blessés ? » demanda le chauffeur. Silence absolu. Pas de réponse.Le chauffeur regagna son poste, le tram redémarre et à la station prochaine nous fit tous descendre pour regagner le dépôt. Sur le quai, discussion et commentaires épars. Nos trois passagers sont là immobiles. Seraient-ils encore sous le choc, assommés ou se seraient-il rendus compte de rien ?



Des anges me protègent !

( anecdotes )
A présent, plus rien ne peut m’arriver dans les transports en commun. Des « envoyées » officielles ou non, d’un mouvement religieux me suivent partout ! En très peu de jours, mon chemin les a croisées trois fois. Il s’agit de deux jeunes filles qui, par leurs insignes très distinctifs et explicites et surtout leur comportement, me font penser à des chasseuses d’âmes perdues ou de fragiles proies. La première rencontre avec ces deux donzelles fut un regard qu’une des deux m’adressa fixement les yeux dans les yeux dans une rame de tramway. Ayant perdu l’habitude de me faire draguer dans un lieu public avec autant de fermeté, je ne répondis pas. Face à cette tentative et son échec, elle remit ça en insistant. Choux blanc ! Je ne bronchai absolument pas. Elles descendirent du tram. Quelques jours après je les retrouve dans un bus, chacune cherchant leur proie. Paf ! Ça tombe sur moi. Une des deux s’installe en face de moi et commence à me sourire et me demanda comment ça allait. Imaginer ma gueule et ma réaction (vive). Tout le bus y a eu droit. Pas démontées elles recommencèrent avec un jeune homme qui venait de monter. Curieux et intéressé par autant d’audace, je laisse passer plusieurs stations pour voir comment elles s’y prennent. Ca a bien failli prendre. Une d’elle lui pose des questions sur ses études, ses loisirs et le jeune tout confiant et flatté, étale dans le moindre détail sa vie, jusqu’au moment où elle s’adresse à lui en parlant plus bas, le jeune répondit non et descendit aussitôt du bus. La troisième rencontre avec ces « envoyées » eut lieu à nouveau quelques jours après. Dans le tram. J’étais assis en bordure d’allée. Presque personne. Un voyageur me cogna l’épaule avec son sac en passant dans le couloir. C’était un des deux jeunes filles. Elle s’excusa et comme pour s’excuser encore mieux, elle vient s’installer (avec sa coéquipière) bien en face à moi (alors qu’il y avait des places libres partout). La technique « opération sourire » recommença, mais ma froideur et mon indifférence gagnèrent sur ma hargne. Elles ont une manière de vous fixer jusqu’a ce qu’elles obtiennent une réaction de la proie. Or avec moi, la proie est faisandée.


Histoire super courte

( anecdotes )

Le tramway est bourré. Les portes ne peuvent pas se fermer car les gens veulent, coûte que coûte, entrer dans la rame. Le chauffeur dit au micro : « ne bloquez pas les portes, soyez intelligents ! »
Réponse de ces mêmes personnes qui ne comprennent pas qu’elles empêchent la fermeture des portes et le départ de la rame : « pourquoi, on est c… ? » Et si cela était vrai !



Rester jeune, mauvais plan !

( anecdotes )

Dans le tram, à moins d’avoir un menton qui raye le sol, une cane dans chaque main, des rides à rendre jalouses les tranchées de la guerre 14-18, on ne vous laisse pas une place assise. Ce jour, j’étais sur le quai à attendre patiemment cet engouffrement de chairs humaines avides de se faire absorber par cet aspirateur géant.
Une dame, la soixantaine, un peu énervée arrive à passer devant tout le monde pour vite bloquer deux places assises. Etant placé derrière elle, et poussé par cette marée de corps, je m’asseois, malgré son blocage, sur une des deux places réservées. Réaction immédiate et vive : « Monsieur cette place est réservée pour mon mari qui arrive ». Connaissant ma patience légendaire dans de telle situation, je regarde quand même à quoi ressemble ce mari et m’aperçus qu’il n’était pas invalide, qu’il n’avait aucun signe apparent exigeant une place assise plus que moi.
Lorsque je pris place, ce monsieur en colère me rétorque que je n’avais aucune éducation que j’étais un mal élevé etc, etc…et que je n’avais pas de respect pour son âge. Tout ce qu’il ne fallait pas me dire. A le voir de plus prés, je me rendis compte qu’il était plus jeune que moi ou pas loin. Lui signifiant que cela m’amusait, il me demande de quelle année j’étais. L’espace d’un instant, j’ai vu le moment où nous allions échanger nos cartes d’identité en public. Aussi, pour couper court et ne voulant pas entrer dans une dispute publique et un étalage de nos rides, je lui propose pour la prochaine fois de réserver le wagon entier.
Ce qui était évident, c’est que la seule différence entre lui et moi, était le look. Entre des cheveux en bataille et une unique mèche traversant le crâne de gauche à droite, un sweet et un costume lustré, un foulard coloré et une cravate avec barrette offerte le jour de son mariage, le contraste est important. Pour positiver cette aventure, je ne pensais pas que paraître plus jeune, allait créer des situations cocasses comme celle-ci.
Astuce : pour prendre le tram, vieillissez-vous, vous aurez peut-être la chance d’avoir une place assise, sans histoire.



Oh, la belle insulte !

( anecdotes )

Qui ne s’est pas fait traiter une fois dans sa vie de c……, petit c.., e….., s….., etc…? Pratiquement tout le monde.
Mais, vous êtes vous déjà fait traiter d’élu ?
Définition : un élu est une personne choisie par une élection, par le coeur ou par Dieu. Moi par personne.
Aussi, se faire traiter d’élu comme une insulte, j’en suis resté statufié sur place.
Je participe à une réunion avec une dizaine de personnes auxquelles je propose leur éventuelle participation dans une opération culturelle commandée par une institution. En tant qu’initiateur et porteur de ce projet, la commande dans ma tête était très précise et assez incontournable. Une fois le projet présenté, une discussion s’engage et un participant, un peu récalcitrant, me rétorque : « même si c’est vous qui définissez le cadre, c’est nous qui disposons et faisons ce que nous voulons ». Un peu surpris, je redéfinis la commande en insistant sur le côté incontournable de certains volets de ce projet. Ce monsieur alors me balança : « vous n’êtes qu’un élu ! » et il quitte les lieux. Plouf ! Dommage, je ne saurais jamais le fond de sa pensée et ce parallèle avec un élu. Ah, si ! si j’ai une petite idée : il suffit de remplacer le mot élu par un autre mot de trois lettres.



L’erreur fait vivre !

( anecdotes )

Visite de routine de révision annuelle chez mon médecin. Dans son cabinet face à lui, je le vois consulter consciencieusement mes examens médicaux qu’il venait de recevoir. Déjà, à la lecture de son visage, je voyais que tout allait bien. Subitement son visage se fige légèrement et un silence s’installe. Que se passe t-il ? Quelques questions hésitantes de sa part me semblent curieuses. Des réponses étonnées de ma part vont un peu à l’encontre. En clair, il y avait un petit flou de communication entre nous. Sur un sujet bien précis lu dans mon bilan médical mon médecin me recommande un contrôle plus approfondi. Surpris d’apprendre une telle chose, j’insiste sur le fait que je n’ai aucun problème de ce côté là. Mon médecin est alors très gêné, car me connaissant depuis de nombreuses années, ceci semble le dérouter.
Aussi sans paniquer, il reprend le dossier depuis le départ et se rend compte très rapidement qu’il ne s’agit pas de mon dossier mais de celui d’une autre personne à l’orthographe proche de mon nom. Gros éclats de rire. Soulagement nerveux. Mon médecin reprenait sa mine normale. J’étais sauvé !
En analysant de près cette situation assez cocasse, proche d’un film muet, j’avais l’impression d’apprendre que je venais brusquement de sortir d’une grave maladie ou d’une forte complication de santé. J’étais tout content et soulagé de cette guérison miraculeuse. Je quittais le cabinet médical heureux de vivre. Pourvu que mon dossier médical n’ait pas été lu à l’autre patient, ce qui pourrait lui donner à lui par contre, un inutile et faux espoir.



La carte TBC, passeport européen ?

( anecdotes )

Je ne savais pas que la carte d’abonnement TBC (Transports Bordelais en Commun…) offrait, depuis peu, avec le pack tram/bus/vélo, un nouvel avantage, l’avion. En effet, je viens de l’utiliser pour un récent vol vers une grande ville européenne. En enregistrant mon voyage à Charles de Gaulle, j’ai présenté à tous les guichets de contrôle, (à l’aller et au retour) ma carte TBC (au lieu de ma carte d’identité) et ça a marché. Ne croyez pas que je l’ai fait exprès, je n’aurais pas osé et surtout pas pu. Je ne m’en suis absolument jamais rendu compte. J’en suis, même avec le recul, toujours mort de honte et en même temps…ivre de plaisir. Que de déshabillages et de frôlements corporels on subit dans tous ces aéroports (ce qui est normal) mais jamais les détecteurs retentissent sur les mêmes objets. Cette fois je sonne fort. Aussitôt branle bas de combat. J’avais l’impression d’être pris pour un grand terroriste en puissance. Décidément après mon aventure à Londres (voir résumé dans ce blog), maintenant c’est Hambourg qui me repère. Un agent me bloque, un autre me fait passer dans une cabine, l’agent féminin qui était dans la cabine à attendre la prochaine suspecte voyant arriver un homme quitte la place précipitamment pour me laisser entre les mains expertes de l’homme habilité à s’occuper des hommes. Je sonnais toujours et à un endroit bien précis (je vous laisse deviner). En fait, j’avais une pièce d’un centime d’euro coincée dans un repli du fond de la poche droite de mon pantalon. Sauvé ! Et comme dirait le slogan de ma carte TBC : « bouger ça crée des liens ». Pendant ce temps, pour en revenir à elle, elle attendait bien sagement dans le plateau avec le reste de mes affaires. Quand je pense que les contrôleurs, pendant que je sonnais, ont dû certainement jeter un regard sur cette carte. « was ist diese karte ? » auraient-ils pu me demander, « dies nicht ein Pass ! ». Quel choc j’aurais eu et quoi répondre ! Peut-être que J’aurais dit : « vous savez, j’ai tellement l’habitude de l’avoir entre les mains que je ne m’en sépare plus, car à Bordeaux dans les transports en commun il faut la valider à tout instant, sans quoi on a une amende de cinq euros ». Cette absurdité les aurait bien fait rire, eux qui à Hambourg montent et descendent sans validation aucune. Ils doivent avoir uniquement sur eux un titre de transport correspondant à la zone géographique du réseau qu’ils utilisent à l’instant T, c’est tout. Deux villes : la confiance pour l’une, la suspicion pour l’autre. Nous sommes aux antipodes ! Me voilà de nouveau à Bordeaux dans le tram. Vite ma carte TBC. Où est-elle ? Bizarre ! Avec mon billet d’avion ? Mais alors où est ma carte d’identité ? Bien rangée et dormant au fond de mon portefeuille. Je réalise. Le rire !



J’en ai croisé dans le TGV !

( anecdotes )

Un couple d’une soixantaine d’années, accompagné de leur petite fille, prend place dans un wagon Tgv Bordeaux-Lille. À peine avaient-ils repéré leur place que la grand-mère se croyant chez elle (c’est vrai qu’il est 10h, l’heure habituelle du ménage), commence à râler très fort comme quoi les sièges sont sales, que le ménage n’a pas été fait etc…et qu’elle allait en parler au contrôleur. Le grand-père attaque une longue logique de choses implacables : « avant chaque nouveau départ le train doit être contrôlé et nettoyé ». Ça c’est dit. L’agent Sncf ayant eu la malchance de passer par là, reçu, comme promis, le mécontentement de la ménagère en mal de serpillière. Comme effectivement elle en dit des tonnes, le mari lui rétorque devant le contrôleur : « tu exagères! « . Une fois le nettoyage effectué, en commentant chacun de ses gestes afin que tout le wagon soit au courant, une scène de ménage (ou ménagère) arrive avec l’épisode d’un sac mal mis sur le porte-bagages : « je t’avais dit de mettre le sac debout, car il y a une bouteille » dit-elle à son mari, « je te l’ai redit en montant dans le train et tu n’as rien écouté’ . Le débat est lancé. Seulement il fallait prendre place et à trois sur un pack de deux places vis-à-vis, quelqu’un doit se trouver automatiquement en sens inverse de la marche. Insoluble, La fille se met dans le sens et les grands parents devront choisir. Pas moyen. Ils restent debout à se chipoter. Déjà, nous avons, entre Bordeaux et Libourne, une affaire de sac et de bouteille et de sens de marche. Ça promet ! Les deux, une fois installés, le grand- père enchaîne alors avec sa série de questions à la Lepers en les adressant à sa femme et à sa petite fille (pas si petite que ça l’ado de 15 ans !) sur tout ce qu’il voit. Et il en voit des choses ! Mais la petite s’en fou. N’ayant qu’une travée de bagages stockés entre-nous, j’étais aux premières.
Je passe sur tous les commentaires des plus insipides les uns que les autres et toujours dit aussi fort. Personne ne réagit. Moi, je crois que je ne vais pas tarder. Lorsqu’ils voient du linge séchant aux fenêtres, leur premier souci : « il n’est même pas attaché« . Passant au-dessus d’une autoroute en région parisienne, ils poussent en choeur un grand cri : « ce monde ! c’est encore plus bloqué que sur la rocade de Bordeaux !« . Passant vers Orly-ville au-dessus d’une rivière, le grand-père dit « c’est la Seine« , « mais non-dit sa femme, « c’est un étang« . Redispute. Vient ensuite un grand moment d’anthologie. Une annonce indique que ce Tgv va sur Lille et Strasbourg. Le grand-père à la science infuse, se retrouve face à sa leçon de géo d’antan et sa stupéfaction de non-compréhension sur la logique de la Sncf. Moi, sur mon siège, rire à en crever. Et il commence son développé en professeur familial : « il vaudrait mieux que le train arrive d’abord à la gare d’Austerlitz puis ensuite à la gare de l’Est, ce serait plus court, plutôt que passer par Lille pour aller à Strasbourg ! ». Je vois la fin de mes jours arriver tellement je m’étouffe de rire. Il me tardait d’arriver à Marne-la-Vallée pour voir sa tête. En effet, le Tgv entre en gare et l’annonce dit : séparation de ce Tgv, la rame n°… va sur Lille et la rame n°…va sur Strasbourg. Sans se démonter le grand-père dit à ses deux femmes : « vous voyez que j’avais raison, on ne passe pas par Lille pour aller à Strasbourg ! » Cette fois c’est bon, je meurs !.
Comme ils repartent sur d’autres élucubrations, je me lève et leur fais signe de se taire avec le geste de la main « de la fermer » (pas très fair-play peut être, mais efficace). La douche froide a marché. Silence sur toute la ligne puis tous les trois ont eu un rire commun nerveux. Qu’est ce que j’ai dû prendre en aparté. J’ai vite perçu leur vexation, car lorsque j’ai voulu changer de place un peu plus loin pour ne plus les supporter, la place était réservée et suis revenu à ma place de supplice. Et c’est là le défoulement du grand père qui se fit sentir immédiatement « il y en a qui se croient au cirque ! » dit-il encore tout fort. Quelle puissance, cette phrase ! L’arrêt Roissy est là, je fais semblant de les ignorer et descends. Eux aussi prenaient un vol car dans l’aérogare, je les croise qui se disputaient une nouvelle fois à haute voix, car ils n’étaient pas d’accord sur le terminal d’embarquement. Que le temps passe vite avec ce genre de personnage sans gêne, mais quel ramassis d’idioties. Qu’en pense la gamine ?



Ce n’est pas tout d’avoir bonne mine encore faut-il avoir celle qui marche !

( anecdotes )

Que faire dans une salle d’embarquement d’aéroport lorsque vous avez presque deux heures à attendre, que vous avez remis vos chaussures, que vous avez réajusté votre ceinture et essayé de remettre de l’ordre dans vos poches suite à la fouille traditionnelle de la sécurité…? Compter les avions qui décollent, draguer la personne en face de vous, dormir ou tout simplement observer le comportement des gens vivant eux aussi ces longues attentes et qui s’em….Le voyageur assis en face de moi sur un de ces bancs installés en rangs d’oignon, décide de travailler et d’utiliser tout son arsenal électronique. Cet homme d’affaire, par le cliché qu’il donne et par son look extérieur très soigné, doit avoir la quarantaine bien sonné. Il déballe son ordinateur portable de taille presque insolente, de son Ipad, de son Ipod, de son casque et des fils partout. Que va t-il faire de tout ce matos, à la fois ? De quoi je me mêle et que de questions existentielles ! Il sort également de son sac un agenda (vous savez cet instrument papier qui permet d’écrire en face de certains jours et heures des rendez-vous et autres événements de son choix etc…). Avec tout ce déballage, notre homme avait utilisé deux places du banc. Il pose son agenda à son coté droit, fait tous les branchements, sort un crayon mine et commence à inscrire sur son agenda les notes piochées sur ses appareils. Quel boulot ! Le pauvre ! Soudain, plus de mine, le porte mine est vide. Il secoue ce minuscule outil, cherche dans son sac. Que nenni ! Que faire ? Comme la mine a eu le dernier mot et que tout son organisation est foutue, il remballe le tout et attend patiemment l’embarquement (soucieux toutefois !). Il devait se dire : comment une vulgaire mine de crayon avait-elle pu entraver et contrer un matériel informatique des plus performants ? La piteuse figure qu’il faisait m’évoquait la tête du Chevalier à la triste mine de Cervantes, qui malgré son acharnement à vaincre tous les obstacles, baissa les bras devant les plus petits.



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