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Archive pour la catégorie « anecdotes »

Un sandwich grandeur humaine !

( anecdotes )

Il faut le faire ! La jambe leste, une dame de la cinquantaine, descend du quai opposé à la rame du tram et se précipite sur les portes, appuie sur les tous les boutons, une porte puis l’autre sans se rendre compte qu’elle était du mauvais côté de la rame. Elle essayait d’ouvrir toutes les portes. Nous, sur le quai d’en face, piaillant comme des volailles en détresse, lui indiquions haut et fort de sortir de la voie. La rame en sens inverse devant arriver d’un instant à l’autre.

Un moment de grand frisson collectif ! Même si c’était l’heure du repas, nous n’étions pas prêts pour assister à une telle sandwicherie.



La question qui a failli me faire mourir…de rire !

( anecdotes )

Ce dimanche, je sors d’une salle de spectacle où était présentée une opérette devant une salle pleine de têtes blanches féminines beaucoup plus fans de Luis Mariano que de Kendji Girac.Très peu d’hommes présents dans la salle. Il est vrai qu’ils n’ont jamais été fans de ce genre de spectacle.

Imbibé encore d’airs de fiesta espagnole et de olé repris en chœur par la salle, une dame sur les marches de la sortie m’interpelle tout en se déplaçant vers moi pour me demander si j’avais le résultat du match de foot des Girondins. Surpris, et après lui avoir fait répéter la question, je me mets à hurler de rire et lui fais comprendre qu’elle s’était trompée de bureau d’informations. Son regard ébahi m’obligea d’entrer un peu plus dans l’explicatif : « Madame, je suis désolé mais je ne connais pas ces gens là, je ne comprends pas ce que vous me demandez ! «. Je trouve cela assez drôle. Voilà une dame qui sort, comme moi, d’un spectacle et qui me demande si j’ai le résultat d’un match de foot. Dans un fou rire qui commençait à m’étouffer, je m’interroge : comment, étant dans la salle à regarder et écouter un spectacle j’aurais pu écouter la radio ou regarder la télévision (suis-je bête, par mon smartphone que j’aurais bien évidemment dû  laisser allumer spécialement pour ce résultat !). Par ailleurs, pourquoi à moi cette question ? Elle n’a pas eu de chance : le seul mec de la salle à ne rien connaître en foot et encore moins à s’y intéresser. Pourquoi n’a t-elle pas demandé à une femme ?

L’anecdote  fut complète, lorsque je retrouve cette dame à l’arrêt du tram. En levant les yeux, mon regard tombe sur une immense enseigne d’un magasin juste en face de l’arrêt : « les éleveurs Girondins ». Tant pis je me lance : « Madame ce ne sont pas les gens que vous cherchez ? ». Sans réponse, dommage !

Idiote peut être comme remarque de ma part, mais qu’est ce qu’à ça fait du bien de s’amuser et de rire aux éclats !



Touche pas à mon fil, je tricote !

( anecdotes )

Avez-vous remarqué quel cinéma font les gens avec les fils d’écouteurs de leur smarphone, iphone et ceux de leur chargeur ? Quel cirque ! Sans vouloir paraître misogyne primaire, je constate que ce sont surtout les filles qui ont ce problème d’emberlificotage des fils lorsqu’elles les tirent de leur sac. Les jeunes cadres dynamiques, eux, gardent tous les fils pendus à leurs oreilles (faut pas perdre les infos de la planète). Avec tous ces fils qui pendouillent, on croirait un étiquetage sur les mannequins des vitrines de vêtements au moment des soldes.

Pour en revenir au démêlage des fils, il a toujours lieu, comme par hasard, dans un lieu public lorsque la position garde à vous est la seule possible. Un coup de coude dans le dos, dans l’estomac, et je te tire un bout du fil et j’en tire un autre…Lorsque la personne discute avec quelqu’un d’autre c’est encore pire car elle ne sait même plus ce qu’elle démêle et dans quel sens elle sépare les fils. Et ça dure des plombes !

Face à ce constat et à ce temps passé à faire travailler ses dix doigts souvent inutilement, je suggère que tous ces doigts s’activent pour de bonnes causes en donnant à leurs propriétaires des aiguilles à tricoter et des pelotes de laine. Chacun pourrait ainsi réaliser son œuvre laineuse, soit au point près, soit à la manière de Thérèse dans « le Père Noël est une ordure » avec sa serpillère à trous pour les bras. Imaginer les soirs de débauche dans le tramway, tout le monde avec des aiguilles à tricoter. On pourrait même détricoter le pull de son voisin pour faire le sien… Quel beau lien social !



L’idiot n’est pas toujours celui que l’on pense !

Stop à ce harcèlement collectif qui essaie de vous faire passer pour un idiot personnage, inculte, pas branché, en dehors du monde…sous prétexte que vous ne connaissez pas le personnage à la mode, personnage inodore et incolore ; star d’une vulgaire émission télévisée. On veut vous faire croire que si vous ne le connaissez pas, vous êtes un vieux ringard encore sous l’emprise des postes de radio à galène et dansant la bourrée dans les bals du samedi soir.

Fort d’avoir été, à deux reprises, victime de ce type de réflexion et de situation, je m’insurge haut et fort.

La première fois eu lieu lorsque je fus invité à une soirée people à laquelle je ne voulais absolument pas participer. La responsable organisatrice, pour me persuader, sortit sa dernière carte : « vous savez, il y aura untel » (ce untel était un sportif médiatisé, illustre d’après elle mais complètement inconnu pour moi). Aussi sec, je lui rétorque que je ne connaissais pas ce sportif. Choquée, elle me dit « ah bon vous ne le connaissez pas « ,  « eh bien non ! ». Pour lui faire remarquer sa stupide réaction, je lui demande en boumerang : « connaissez-vous unetelle ? » Sa réponse fut bien sûr « non », et dans une délectation jouissive, je lui donne le nom d’une grande chanteuse wagnérienne ( si elle avait su, je ne sais pas quelle réaction j’aurais eu à mon tour…mais c’est une autre histoire).

La seconde fois que j’ai reçu ce genre de remarque remonte à quelques jours. Un monsieur me remet lors d’une manifestation publique un jeu de questions-réponses qui devait me faire gagner une invitation à une réception dans un grand château viticole bordelais en présence d’unetelle, personnalité très connue dans le monde des top models. Face à mon refus de participer à ce genre de jeu (de surcroît avec des questions stupides dignes d’un site internet atteint par une attaque de virus), ce monsieur me donne le nom de ce top model. Me voyant complètement hébété devant son jovial minois et son excitation lubrique rien qu’en annonçant son nom, je lui dis que je connaissais pas cette personne. Pris un peu au dépourvu, il me liste son CV (avec qui elle était mariée, ses prestations…). « je m’en fous lui dis-je, je ne la connais pas et j’ai horreur de tous ces peoples ! ». Pour se faire aider dans sa détresse, d’avoir devant lui une personne complètement inculte et arriérée, il appelle une de ses collèges et lui raconte ironiquement mon ignorance. Aussitôt dans ma tête : si j’appliquais la même technique que la première fois ? C’est parti, je me lance : « et vous, vous connaissez vous, unetelle, untel unetelle… ». A mon tour d’admirer leurs têtes déconfites de cabillaud prêt à être transformé en morue. Lorsque je leur donne la réponse (j’avais choisi à nouveau des noms de grands chanteurs lyriques internationaux), le silence s’établit.

« Un à un », leur lançai-je ! et je quittai la place…..

 

 



Un vol sous sainte surveillance !

( anecdotes )

Prendre l’avion engendre toujours un peu d’appréhension. Même pour tous ceux qui embarquent, s’installent et prennent leurs aises comme chez eux dans leur canapé. Le moment du décollage est toujours un peu stressant. Chacun sa méthode de vaincre sa peur. Il  a ceux qui s’enfoncent bien droit dans leur siège et qui attendent. Il y a ceux qui ferment les yeux. Il y a ceux qui s’intéressent subitement à l’avenir économique de la planète en se précipitant sur les journaux spécialisés en la matière, distribués gracieusement. Et bien sûr dans tout ce panel de techniques, il y a la prière. Ma voisine de siège, dès que le commandant de bord annonce le décollage, fait deux signes de croix (peut être qu’un seul n’est pas suffisant !). Ouf, le décollage est réussi !

Alors que vol se déroule normalement, le commandant nous apporte quelques informations (géographique, températures etc…et altitude). Mot malheureux. Lorsqu’il nous signale que nous sommes au plus haut (10 000 m), ma voisine se précipite sur son sac, fouille le contenu avec ardeur en envahissant légèrement mon espace vital. Tout ce remue ménage afin de sortir un chapelet. Elle se signe à nouveau à plusieurs fois et se met à réciter ses prières d’une manière audible pour son voisin. Là, il était évident que nos jours étaient comptés. Croyant ou pas croyant, ce genre de comportement te fout les chocottes. Heureusement qu’une diversion de l’hôtesse avec ses boissons coupe net ma brave voisine dans ses prières. Je m’attendais au pire pour l’atterrissage. Elle n’allait tout de même pas nous faire chanter tous en chœur le Alléluia ! Non, calme plat. À l’arrêt de l’appareil elle range son chapelet qu´elle avait toujours gardé en main et nous descendons…sain(t)s et saufs.



Les mamies sont lâchées, planquez-vous !

( anecdotes )

Avez-vous déjà voyagé dans un compartiment « envahi » par une vingtaine de personnes âgées, en partance pour plusieurs jours, vers une destination lointaine ? Je vous conseille vivement ce genre d’expérience, c’est inoubliable. Quelle tranche de rire ! Merci la SNCF de m’avoir inséré au milieu de ce troupeau en délire. Je me demande si je ne préfère pas ce genre d’environnement cocasse de trois heures, au sempiternel jeu : « dans la famille Martin, je demande la fille » puis « dans la famille Martin, je demande le père » puis «dans la famille Martin, je demande la grand-mère » et ainsi de suite…Au bout déjà d’un quart d’heure, j’ai une allergie aux familles complètes alors qu’avec mes mamies et mes pépés, c’est plein de rebondissements.

Après une installation laborieuse en gare de départ colorée de propos exacerbés, nos mamies et nos égarés pépés sont gagnés par le calme et le bercement du train.

Quelques heures après, une demi-heure avant d’arriver à la gare de destination : « ma valise a disparu ! »  s’écria une de ces mamies. Alors, tout le groupe en émoi se panique et s’affole. A les voir aller dans tous les sens, commentant chaque geste, ils seraient presque arrivés à me communiquer à moi aussi leur panique. Imaginé une vingtaine de personnes courant (c’est une image) dans le wagon. Tout en cherchant, ou faisant semblant, car elles étaient beaucoup plus préoccupées à préparer à rassembler leur matos pour descendre dans une demi-heure.

Enfin, un quart d’heure avant leur arrivée en gare de destination, tous dans l’allée centrale, debout, habillés, avec leurs immenses valises sauf celle qui l’avait perdue et qui continuait à chercher dans l’indifférence totale des autres qui ne pensaient qu’à leur prochaine descente.

Ca y est la valise est retrouvée ! Saine et sauvée par le contrôleur. Elle était tout simplement à sa place dans l’espace bagage. Quel monstre de valise. A faire peur par sa grosseur et sa laideur. Qui aurait voulu la voler ? Comme tous étaient toujours en rang d’oignons dans l’allée centrale, notre pauvre dame à la valise retrouvée voulait la rapatrier près d’elle, mais personne ne  la laisser passer. Chacun pour soi comme s’il y avait un quota pour descendre. En colère, elle s’asseoit et attend patiemment, alors que tous les autres silencieux commencent à défaillir de rester debout.

A l’arrêt total du train, notre groupe retrouve son verbiage et son tonus et hop tout le monde descend. Bon séjour !

Tellement distrait à contempler ce tableau et toutes ces scènes insolites, je n’ai pas surveillé mon propre bagage. Pourvu que, dans leur affolement, mes compagnons de voyages ne l’aient embarqué. J’aurais moins ri !



Le ciel tombe sur leurs têtes et après ?

( anecdotes )

Je suis ahuri ! Dans le tram, tout en roulant, une plaque arrondie du plafond est tombée dans le dos de trois passagers assis sur les places situées de côtés. J’étais en face. Rien que le bruit de la chute aurait pu effaroucher un troupeau de mille moutons. Par contre, aucun effet sur nos moutons urbains, rien ! C’était presque normal. Je ne dis pas qu’il faille hurler ou s’accrocher au col du voisin ou encore sauter dans ses bras de peur, mais simplement réagir. Un minimum est demandé (rien que pour créer de la communication entre les passagers). Quelques voyageurs ont fait arrêter le tram et le chauffeur s’est rendu sur les lieux de la chute où nos trois personnes étaient toujours assises impassibles. Elles devaient se demander presque pourquoi on s’intéressait à leur dos. « Vous êtes blessés ? » demanda le chauffeur. Silence absolu. Pas de réponse.Le chauffeur regagna son poste, le tram redémarre et à la station prochaine nous fit tous descendre pour regagner le dépôt. Sur le quai, discussion et commentaires épars. Nos trois passagers sont là immobiles. Seraient-ils encore sous le choc, assommés ou se seraient-il rendus compte de rien ?



Des anges me protègent !

( anecdotes )
A présent, plus rien ne peut m’arriver dans les transports en commun. Des « envoyées » officielles ou non, d’un mouvement religieux me suivent partout ! En très peu de jours, mon chemin les a croisées trois fois. Il s’agit de deux jeunes filles qui, par leurs insignes très distinctifs et explicites et surtout leur comportement, me font penser à des chasseuses d’âmes perdues ou de fragiles proies. La première rencontre avec ces deux donzelles fut un regard qu’une des deux m’adressa fixement les yeux dans les yeux dans une rame de tramway. Ayant perdu l’habitude de me faire draguer dans un lieu public avec autant de fermeté, je ne répondis pas. Face à cette tentative et son échec, elle remit ça en insistant. Choux blanc ! Je ne bronchai absolument pas. Elles descendirent du tram. Quelques jours après je les retrouve dans un bus, chacune cherchant leur proie. Paf ! Ça tombe sur moi. Une des deux s’installe en face de moi et commence à me sourire et me demanda comment ça allait. Imaginer ma gueule et ma réaction (vive). Tout le bus y a eu droit. Pas démontées elles recommencèrent avec un jeune homme qui venait de monter. Curieux et intéressé par autant d’audace, je laisse passer plusieurs stations pour voir comment elles s’y prennent. Ca a bien failli prendre. Une d’elle lui pose des questions sur ses études, ses loisirs et le jeune tout confiant et flatté, étale dans le moindre détail sa vie, jusqu’au moment où elle s’adresse à lui en parlant plus bas, le jeune répondit non et descendit aussitôt du bus. La troisième rencontre avec ces « envoyées » eut lieu à nouveau quelques jours après. Dans le tram. J’étais assis en bordure d’allée. Presque personne. Un voyageur me cogna l’épaule avec son sac en passant dans le couloir. C’était un des deux jeunes filles. Elle s’excusa et comme pour s’excuser encore mieux, elle vient s’installer (avec sa coéquipière) bien en face à moi (alors qu’il y avait des places libres partout). La technique « opération sourire » recommença, mais ma froideur et mon indifférence gagnèrent sur ma hargne. Elles ont une manière de vous fixer jusqu’a ce qu’elles obtiennent une réaction de la proie. Or avec moi, la proie est faisandée.


Histoire super courte

( anecdotes )

Le tramway est bourré. Les portes ne peuvent pas se fermer car les gens veulent, coûte que coûte, entrer dans la rame. Le chauffeur dit au micro : « ne bloquez pas les portes, soyez intelligents ! »
Réponse de ces mêmes personnes qui ne comprennent pas qu’elles empêchent la fermeture des portes et le départ de la rame : « pourquoi, on est c… ? » Et si cela était vrai !



Rester jeune, mauvais plan !

( anecdotes )

Dans le tram, à moins d’avoir un menton qui raye le sol, une cane dans chaque main, des rides à rendre jalouses les tranchées de la guerre 14-18, on ne vous laisse pas une place assise. Ce jour, j’étais sur le quai à attendre patiemment cet engouffrement de chairs humaines avides de se faire absorber par cet aspirateur géant.
Une dame, la soixantaine, un peu énervée arrive à passer devant tout le monde pour vite bloquer deux places assises. Etant placé derrière elle, et poussé par cette marée de corps, je m’asseois, malgré son blocage, sur une des deux places réservées. Réaction immédiate et vive : « Monsieur cette place est réservée pour mon mari qui arrive ». Connaissant ma patience légendaire dans de telle situation, je regarde quand même à quoi ressemble ce mari et m’aperçus qu’il n’était pas invalide, qu’il n’avait aucun signe apparent exigeant une place assise plus que moi.
Lorsque je pris place, ce monsieur en colère me rétorque que je n’avais aucune éducation que j’étais un mal élevé etc, etc…et que je n’avais pas de respect pour son âge. Tout ce qu’il ne fallait pas me dire. A le voir de plus prés, je me rendis compte qu’il était plus jeune que moi ou pas loin. Lui signifiant que cela m’amusait, il me demande de quelle année j’étais. L’espace d’un instant, j’ai vu le moment où nous allions échanger nos cartes d’identité en public. Aussi, pour couper court et ne voulant pas entrer dans une dispute publique et un étalage de nos rides, je lui propose pour la prochaine fois de réserver le wagon entier.
Ce qui était évident, c’est que la seule différence entre lui et moi, était le look. Entre des cheveux en bataille et une unique mèche traversant le crâne de gauche à droite, un sweet et un costume lustré, un foulard coloré et une cravate avec barrette offerte le jour de son mariage, le contraste est important. Pour positiver cette aventure, je ne pensais pas que paraître plus jeune, allait créer des situations cocasses comme celle-ci.
Astuce : pour prendre le tram, vieillissez-vous, vous aurez peut-être la chance d’avoir une place assise, sans histoire.



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