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Archive pour la catégorie « anecdotes »

Voyager en train, un art vivant.

( anecdotes )

Je ne sais pas si ce sont les effets des rayons renaissants du soleil de ce WE qui augmentent la vitalité de nos contrôleurs SNCF ou si c’est le fait de vouloir multiplier leurs communications pour nous faire passer les pilules de désagréments des annulations et retards de ces deux jours, mais sur un mon récent voyage de Bordeaux-Marseille AR, aucun répit dans leurs informations. Quelles sont les mauvaises langues qui estiment que les contrôleurs ne nous tiennent pas courant des incidents, consignes de sécurité etc. ? Ceux qui pensent cela auraient dû emprunter les mêmes trains que moi.

Au départ de Bordeaux, deux heures de flots de paroles dites à la Marguerite Duras, avec beaucoup d’application pour nous tenir au courant régulièrement, comment le train, ayant pris 5mn au départ, allait les rattraper, etc. En soi c’est généreux. Mais pour si peu de minutes, n’en faisait-il pas un peu trop. Surtout qu’il mettait un temps infini pour nous dire une phrase. A cette belle intention, il n’arrêtait pas de nous apporter des conseils de sécurité pour la descente, les consignes de savoir-vivre dans le train etc. A ce flot de paroles, s’ajoutaient celles de la vendeuse ambulante qui nous commentait tous ses produits et son parcours dans la rame. A partir de Toulouse, changement de contrôleurs, moins bavards. Minimum syndical. Nos oreilles allaient enfin prendre un peu de repos. Les cinq minutes avaient-elles été rattrapés, on ne saura jamais.

Au retour, c’est reparti mais cette fois-ci avec 1h15 de retard. Nos charmantes contrôleuses avec leur accent ensoleillé, nous signalent en continu toutes les correspondances avec ses corrections, ses erreurs d’annonces…dans des micros qui fonctionnent comme du morse. C’est folklorique et chaleureux. Dans tous les cas, impossible de fermer l’œil ou de s’attarder dans les pages d’un bouquin. Sur un trajet de huit heures, coincé par des paysage flous dû à la poussière et la crasse sur les vitres. (quand ces vitres trains d’Intercité seront-elles lavées ? J’en avais déjà parlé dans un précédent article), ces annonces inaudibles et répétitives des contrôleurs et des marchands ambulants, et ces retards…c’est ça la patience de voyager !

L’Art de voyager est aussi un Art vivant !

 

 



A chacun ses mots !

( anecdotes )

« Excusez-moi Monsieur, y a t-il un coin mercerie dans le magasin » ?

Au regard ahuri du caissier de cette enseigne commercial à la célèbre voyelle, venant d’enregistrer ma question, je compris rapidement que quelque chose ne fonctionnait pas. D’où venait ces quelques secondes de panique dans chacun de nos deux cerveaux ? Avais-je demandé une chose odieuse, insolente ? M’étais-je trompé de nom ?

Je repris mon souffle et je repose ma question « y a t-il un coin mercerie dans le magasin ? ». Le vendeur me demanda ce que je veux dire « mercerie. » Après lui avoir presque donné par cœur, à une voyelle près, la définition du Larousse, il m’avoua qu’il ne connaissait pas ce mot et m’indiqua toutefois le chemin à prendre dans le magasin, vers un tout petit rayon coincé entre les yaourts et les aliments pour chiens. Peu importe j’avais trouvé mon bonheur.

Au passage à sa caisse avec mes aiguilles et boutons, j’imaginais : et si à sa même place de caissier, ce même jeune homme m’avait demandé ce qu’est un corner à la rémoise – moi qui est toujours pensé que c’était un gâteau à la crème que l’on servait aux joueurs de foot lorsqu’ils avaient marqué un but – je l’aurais envoyé au rayon pâtisserie de cet enseigne !



Y-a-t’il une clé à pipe dans le train ?

( anecdotes )

Une annonce dans le train par le contrôleur :

« Il y a un petit garçon qui vient de se coincer le bras entre deux sièges. J’ai pu deviser un côté mais pour l’autre côté je n’ai pas pu car je n’ai pas de tournevis adapté. Quelqu’un aurait-il une trousse, avec une clé à pipe ?

La démarche du contrôleur était bien, mais qui part en voyage avec sa trousse de tournevis et de clés à pipe ?



Quel « touchant » aurevoir !

( anecdotes )

À l’aéroport d’Amsterdam, je me présente au poste de contrôle de l’embarquement. Autant à l’aller, à l’aéroport de Bordeaux, le contrôle était réduit à son strict minimum, autant celui du retour a été des plus…touchants.

Je veux parler bien sûr de palpage manuel de mon auguste corps, en plein public, effectué par un expert du doigté ressemblant plus à un Brat Pitt grisonnant qu’à un ours mal léché gavé aux sucreries hollandaises. Tant qu’à être « tripoté », autant que le partenaire ne soit pas désagréable.

C’est parti ! Sous le portique, jambes écartées, bras en l’air. Scann en cours. Raté, cela ne suffit pas. Ce playboy me fait sortir de cette cabine-sas et me redemande de me remettre les jambes écartées et les bras en l’air au milieu des voyageurs qui passaient, eux, sans se faire tâter. Il faut imaginer le tableau. Tout mon corps y passa et chaque fois il trouvait quelque chose – grosseur dans ma poche due à un mouchoir en boule, dans l’autre poche une petite grosseur due à une pastille de chewing-gum -, puis dans la poche de ma chemise – un volet de 10€-. Lorsqu’il s’est mis devant moi penché en avant pour mieux m’encercler, comme si nous nous connaissions depuis l’enfance et se séparant à jamais, hardi petit ses doigts se faufilent dans mon pantalon, frôlant gracieusement les contours de mon anatomie. Je pensais qu’il était tombé follement amoureux de moi. D’accord Amsterdam est une ville libre mais à ce point là…..

Lorsqu’il me palpa la poitrine et sous les bras, je n’ai pas pu m’empêcher de rire aux éclats car il me chatouillait. Lorsqu’on a les bras levés le phénomène est pire. Comme l’élévation de mes bras avait fait sortir la chemise de mon pantalon, j’appréhendais qu’il me touche les poignées d’amour, zone qui me font hurler (de rire) tellement, à ces endroits là, je suis chatouilleux. Comme ses doigts n’avaient pas choisi ces sensibles lieux, j’ai pris les devants et mis mes mains sur ces parties de corps pour lui signaler qu’il n’y touche pas. Hélas, peine perdue. Il me fait relever les bras et subitement mit ses mains sur mes hanches en me chatouillant ce qui me fit crier de rire puis il m’a serré fort dans ses bras. Situation rocambolesque. Bien sûr, il avait fait exprès et cela avait amusé toute la galerie et fait rire ses collègues. Quel farceur !

Alors que derrière moi les voyageurs passaient tranquillement sans être aucunement inquiétés, pourquoi ai-je été choisi, moi,  par ce bel âtre ? Peut-être pour me dire un aurevoir plus chaleureusement. Que ces amsterdamois sont « touchants » !….

Jean-claude Meymerit

20 janvier 2018



Y a-t-il une clé à pipe dans le train ?

( anecdotes )

Dans le TGV, une annonce par la responsable du service restauration : « un contrôleur est demandé en urgence à la voiture bar. »

Quelques instants après, le contrôleur fait l’annonce suivante :  » un petit garçon vient de se coincer un bras entre deux sièges. J’ai pu devisé un côté du siège mais pour l’autre côté je ne peux pas car je n’ai pas de tournevis adapté. Quelqu’un aurait-il une trousse avec une clé à pipe ?  » Etonnement collectif dans le wagon.

La démarche du contrôleur était parfaite mais, qui part en voyage avec sa trousse de tournevis et de clés à pipe ? J’avoue avoir beaucoup ri. Je me suis surtout demandé si tous les voyageurs savaient ce qu’est une clé à pipe !



Du verbe monopolicer !…

( anecdotes )

Le tram ralenti et stoppe entre deux stations. le chauffeur fait immédiatement une annonce  :  » nous ne pouvons pas entrer dans la station, la Police monopolice les voies ! «  La plupart des voyageurs se sont défoulés en ayant des propos peu élogieux sur la présence de  policiers sur les voies, moi j’ai préféré apprécier le gentil lapsus du chauffeur en émettant un petit rire discret.



Papy, fais moi le cri du cochon !

( anecdotes )

Dans une rame de tram, j’arrive à me faufiler, coincé entre une jeune femme à la valise roulante transportant au moins trois armoires de vêtements (je fabule), un jeune garçon au regard vitreux les écouteurs aussi grands que les oreilles de Mickey et un papy à l’âge très avancé pas très stable sur ses deux jambes (ou plutôt ses trois jambes, j’avais oublié la canne). Je ne parle pas bien sûr de tous les autres qui m’encerclent et me frôlent. Le wagon est bondé.
Ce jour là, manque de chance, je tombe sur un des chauffeurs cowboys de la Société de transport ! Qu’est ce qu’un conducteur cowboy : c’est un chauffeur qui actionne la manette de vitesse sans arrêt de bas en haut, si bien que tous les à-coups sont immédiatement perçus par les passagers, les perturbant dans leur maintien de personne debout.
J’essaie de trouver un posture bien stable pour pallier tous les tangages (je n’allais tout de même pas tenir les bras ou m’accrocher aux vêtements de mes voisins de proximité).
Manque de chance, le coup d’accélérateur de mon cowboy de service, me fit perdre l’équilibre et je tombe dans les bras de mon papy. Celui-ci, à la canne branlante se met à hurler à la manière d’un porc que l’on égorge (« je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ».) Impressionnant. Quel puissant organe avait encore ce vieil homme !
 » Je fais ce que je peux » lui dis je calmement. Je lui adresse toutes mes excuses et je repris ma posture figée.
A l’idée que nous aurions pu nous retrouver tous entassé au sol, me fais beaucoup rire (après coup, bien sûr). Seul le cri porcin m’a impressionné !



Voilà un vrai coup de foudre !

( anecdotes )

En ce jour de corvée hebdomadaire, je me rends dans un grand magasin de l’hyper centre de Bordeaux, pour me ravitailler en divers produits de consommation courante. J’ai une préférence pour les heures creuses du début d’après-midi.
J’arrive à la caisse et pose tout mon fatras sur le tapis. Je suis le seul. Le jeune caissier me dit bonjour et se prépare à encaisser mes produits. Tout à coup son regard se fige vers une personne qui vient d’arriver derrière moi et me demande aussitôt : « vous accepteriez de faire passer la personne ? » Je me retourne et constate que la jeune personne derrière moi avait quelques produits dans les bras, qu’elle n’était pas enceinte, qu’elle n’était pas handicapée, enfin rien qui méritait qu’elle passe en priorité. Elle n’avait pas non plus l’air d’être pressée. La seule particularité de cette jeune personne est qu’elle était très belle, tenue très branchée, maquillée, la classe…
Mon regard revenant vers le caissier, je lui dit : « pourquoi je la laisserai passer ? » Sa réponse fut : « je vous fais tout simplement une proposition« . Et il se met à valider ma marchandise. J’étais très surpris de cette question.
Tout à coup, je ne sais pas quelle mouche venait de le piquer, il se lève brutalement de son siège et fait passer les produits devant le lecteur de codes-barres à une vitesse inouïe en ayant le regard fixé vers la jeune personne derrière moi, il était tétanisé. Je n’existais pas.
« Ça fait 30,20€ » me dit-il, sans me jeter un seul regard ( et pour cause ! ).
« Je paie en carte bleue » dis-je. Il accepte le paiement en restant toujours happé par la personne.
J’emballe tout mon fatras, et lui dit au revoir.   »Bonne journée » me dit-il, puis il se rassoit et dit bonjour à celle qui lui faisait apparemment perdre la tête. Le regard de ce jeune caissier était sans vie. Il écarquillait de grands yeux noirs légèrement exorbités tel un jeune loup face à une tendre brebis prêt à la croquer. Sa bouche entrouverte laissait déjà entrevoir le début d’une belle aventure d’amouraché. Il venait d’avoir un coup de foudre à la Louis de Funès. Incroyable !
Tant bien que mal, je pris mes affaires et m’éclipsa. La file d’attente s’était allongée derrière la jeune personne. Je ne connaitrai jamais la suite de cette naissante idylle. Se sont-ils échangés discrètement leurs numéros de téléphone derrière le ticket de caisse ? C’est tout le mal que je leur souhaite. Voilà ce que l’on appelle un vrai coup de foudre.



Festival de queues à la sauce de poule en tutu !

( anecdotes )

Que se racontent trois queues lorsqu’elles se rencontrent ?

Si vous espérez trouvez dans ce texte des allusions douteuses ou coquines, vous vous trompez de blog.

Je veux uniquement évoquer et parler de « faire la queue ». Vous savez ces espèces de serpentin composés de couches successives de deux ou trois personnes, bien droites avec la tête sans cesse en mouvement telle celle d’un pigeon qui piste du coin de l’œil celui qui s’aventurerait à resquiller ou à faire semblant de connaitre un ami dans la file d’attente afin de grignoter quelques places.

Ce soir c’est un festival de queues qui s’est constitué sur l’esplanade autour du Grand Théâtre de Bordeaux, principalement du côté jardin. En effet, vu de la terrasse du monument (enfin je suppose) le spectacle est saisissant. Du cours du 30 juillet à la façade du théâtre, trois queues forment un immense dessin d’escargot.

La première queue démarre dans la gueule du célèbre restaurant bordelais, qui, heureux d’avoir gagné un procès sur son concurrent, continue d’offrir tous les soirs à une foule de moutons, sous la pluie, la canicule, le vent et le froid, son incontournable sauce à la recette bien gardée. Ce soir, cette queue atteint la rue qui sépare le trottoir de ce restaurant avec celui du Grand Théâtre. Concernant celui-ci, ce soir est donné un spectacle avec des pas de deux de ballet classique rendus célèbres grâce au chorégraphe Marius Petipa. La place au tarif unique, accessible à tous, donne accès à un placement libre dans la salle. D’où l’explication de cette queue interminable. Du jamais vu ! Elle allait de la porte centrale d’entrée du Grand Théâtre vers la gauche du théâtre, longeant la voie du tram pour se former en spirale sur la placote jouxtant le jardin.

J’espère que vous suivez mes explications et que vous dessinez en même temps. Pour le moment nous avons le corps arrière de l’escargot, sa coquille et la partie avant du corps avec pour l’instant une seule corne. La seconde corne ou plutôt la troisième queue démarre sur l’avant du corps de l’escargot pour disparaître dans le restaurant nouvellement installé dans le bâtiment du théâtre. Il attire la foule. Et comme dirait une personne sûre d’elle, qui attendait dans la file «  j’aime beaucoup ce restaurant, car on y mange des œufs de poule et ils sont très bons ! » Houlà ! me dis-je en écoutant cette remarque, à part la poule, je ne pense pas que soient servis des œufs de de pintade, de cane ou d’oie. De dinde peut être…No comment ! C’est vrai que faire la queue en plein courant d’air pendant des quarts d’heure pour un oeuf de poule, même très bien cuisiné par un très grand chef et à un prix bien au dessus de la moyenne, je me demande si ces gens ne feraient pas mieux de s’acheter directement une poule ! Je ne faisais qu’écouter. Je n’y suis jamais allé. Peut être que l’oeuf vaut la poule !

Tout à coup, alors que j’étais bien installé dans la plus grande queue, celle qui allait voir le ballet, toutes se mirent à bouger. Celle de la sauce magique diminuait de plus en plus. celle de la corne de mon dessin l’escargot, avide d’un oeuf de poule, avait pratiquement disparue et celle de la grande boucle en forme de crosse d’évêque se rendant à un spectacle de danse avançait  tel le corps de ballet de l’Opéra dans la disparition des cygnes sur le lac, au petit matin.

C’était assez beau et spectaculaire.

En quelques minutes les trois queues avaient disparues !



Un sandwich grandeur humaine !

( anecdotes )

Il faut le faire ! La jambe leste, une dame de la cinquantaine, descend du quai opposé à la rame du tram et se précipite sur les portes, appuie sur les tous les boutons, une porte puis l’autre sans se rendre compte qu’elle était du mauvais côté de la rame. Elle essayait d’ouvrir toutes les portes. Nous, sur le quai d’en face, piaillant comme des volailles en détresse, lui indiquions haut et fort de sortir de la voie. La rame en sens inverse devant arriver d’un instant à l’autre.

Un moment de grand frisson collectif ! Même si c’était l’heure du repas, nous n’étions pas prêts pour assister à une telle sandwicherie.



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