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Archive pour la catégorie « anecdotes »

Y a-t-il une clé à pipe dans le train ?

( anecdotes )

Dans le TGV, une annonce par la responsable du service restauration : « un contrôleur est demandé en urgence à la voiture bar. »

Quelques instants après, le contrôleur fait l’annonce suivante :  » un petit garçon vient de se coincer un bras entre deux sièges. J’ai pu devisé un côté du siège mais pour l’autre côté je ne peux pas car je n’ai pas de tournevis adapté. Quelqu’un aurait-il une trousse avec une clé à pipe ?  » Etonnement collectif dans le wagon.

La démarche du contrôleur était parfaite mais, qui part en voyage avec sa trousse de tournevis et de clés à pipe ? J’avoue avoir beaucoup ri. Je me suis surtout demandé si tous les voyageurs savaient ce qu’est une clé à pipe !



Du verbe monopolicer !…

( anecdotes )

Le tram ralenti et stoppe entre deux stations. le chauffeur fait immédiatement une annonce  :  » nous ne pouvons pas entrer dans la station, la Police monopolice les voies ! «  La plupart des voyageurs se sont défoulés en ayant des propos peu élogieux sur la présence de  policiers sur les voies, moi j’ai préféré apprécier le gentil lapsus du chauffeur en émettant un petit rire discret.



Papy, fais moi le cri du cochon !

( anecdotes )

Dans une rame de tram, j’arrive à me faufiler, coincé entre une jeune femme à la valise roulante transportant au moins trois armoires de vêtements (je fabule), un jeune garçon au regard vitreux les écouteurs aussi grands que les oreilles de Mickey et un papy à l’âge très avancé pas très stable sur ses deux jambes (ou plutôt ses trois jambes, j’avais oublié la canne). Je ne parle pas bien sûr de tous les autres qui m’encerclent et me frôlent. Le wagon est bondé.
Ce jour là, manque de chance, je tombe sur un des chauffeurs cowboys de la Société de transport ! Qu’est ce qu’un conducteur cowboy : c’est un chauffeur qui actionne la manette de vitesse sans arrêt de bas en haut, si bien que tous les à-coups sont immédiatement perçus par les passagers, les perturbant dans leur maintien de personne debout.
J’essaie de trouver un posture bien stable pour pallier tous les tangages (je n’allais tout de même pas tenir les bras ou m’accrocher aux vêtements de mes voisins de proximité).
Manque de chance, le coup d’accélérateur de mon cowboy de service, me fit perdre l’équilibre et je tombe dans les bras de mon papy. Celui-ci, à la canne branlante se met à hurler à la manière d’un porc que l’on égorge (« je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ».) Impressionnant. Quel puissant organe avait encore ce vieil homme !
 » Je fais ce que je peux » lui dis je calmement. Je lui adresse toutes mes excuses et je repris ma posture figée.
A l’idée que nous aurions pu nous retrouver tous entassé au sol, me fais beaucoup rire (après coup, bien sûr). Seul le cri porcin m’a impressionné !



Voilà un vrai coup de foudre !

( anecdotes )

En ce jour de corvée hebdomadaire, je me rends dans un grand magasin de l’hyper centre de Bordeaux, pour me ravitailler en divers produits de consommation courante. J’ai une préférence pour les heures creuses du début d’après-midi.
J’arrive à la caisse et pose tout mon fatras sur le tapis. Je suis le seul. Le jeune caissier me dit bonjour et se prépare à encaisser mes produits. Tout à coup son regard se fige vers une personne qui vient d’arriver derrière moi et me demande aussitôt : « vous accepteriez de faire passer la personne ? » Je me retourne et constate que la jeune personne derrière moi avait quelques produits dans les bras, qu’elle n’était pas enceinte, qu’elle n’était pas handicapée, enfin rien qui méritait qu’elle passe en priorité. Elle n’avait pas non plus l’air d’être pressée. La seule particularité de cette jeune personne est qu’elle était très belle, tenue très branchée, maquillée, la classe…
Mon regard revenant vers le caissier, je lui dit : « pourquoi je la laisserai passer ? » Sa réponse fut : « je vous fais tout simplement une proposition« . Et il se met à valider ma marchandise. J’étais très surpris de cette question.
Tout à coup, je ne sais pas quelle mouche venait de le piquer, il se lève brutalement de son siège et fait passer les produits devant le lecteur de codes-barres à une vitesse inouïe en ayant le regard fixé vers la jeune personne derrière moi, il était tétanisé. Je n’existais pas.
« Ça fait 30,20€ » me dit-il, sans me jeter un seul regard ( et pour cause ! ).
« Je paie en carte bleue » dis-je. Il accepte le paiement en restant toujours happé par la personne.
J’emballe tout mon fatras, et lui dit au revoir.   »Bonne journée » me dit-il, puis il se rassoit et dit bonjour à celle qui lui faisait apparemment perdre la tête. Le regard de ce jeune caissier était sans vie. Il écarquillait de grands yeux noirs légèrement exorbités tel un jeune loup face à une tendre brebis prêt à la croquer. Sa bouche entrouverte laissait déjà entrevoir le début d’une belle aventure d’amouraché. Il venait d’avoir un coup de foudre à la Louis de Funès. Incroyable !
Tant bien que mal, je pris mes affaires et m’éclipsa. La file d’attente s’était allongée derrière la jeune personne. Je ne connaitrai jamais la suite de cette naissante idylle. Se sont-ils échangés discrètement leurs numéros de téléphone derrière le ticket de caisse ? C’est tout le mal que je leur souhaite. Voilà ce que l’on appelle un vrai coup de foudre.



Festival de queues à la sauce de poule en tutu !

( anecdotes )

Que se racontent trois queues lorsqu’elles se rencontrent ?

Si vous espérez trouvez dans ce texte des allusions douteuses ou coquines, vous vous trompez de blog.

Je veux uniquement évoquer et parler de « faire la queue ». Vous savez ces espèces de serpentin composés de couches successives de deux ou trois personnes, bien droites avec la tête sans cesse en mouvement telle celle d’un pigeon qui piste du coin de l’œil celui qui s’aventurerait à resquiller ou à faire semblant de connaitre un ami dans la file d’attente afin de grignoter quelques places.

Ce soir c’est un festival de queues qui s’est constitué sur l’esplanade autour du Grand Théâtre de Bordeaux, principalement du côté jardin. En effet, vu de la terrasse du monument (enfin je suppose) le spectacle est saisissant. Du cours du 30 juillet à la façade du théâtre, trois queues forment un immense dessin d’escargot.

La première queue démarre dans la gueule du célèbre restaurant bordelais, qui, heureux d’avoir gagné un procès sur son concurrent, continue d’offrir tous les soirs à une foule de moutons, sous la pluie, la canicule, le vent et le froid, son incontournable sauce à la recette bien gardée. Ce soir, cette queue atteint la rue qui sépare le trottoir de ce restaurant avec celui du Grand Théâtre. Concernant celui-ci, ce soir est donné un spectacle avec des pas de deux de ballet classique rendus célèbres grâce au chorégraphe Marius Petipa. La place au tarif unique, accessible à tous, donne accès à un placement libre dans la salle. D’où l’explication de cette queue interminable. Du jamais vu ! Elle allait de la porte centrale d’entrée du Grand Théâtre vers la gauche du théâtre, longeant la voie du tram pour se former en spirale sur la placote jouxtant le jardin.

J’espère que vous suivez mes explications et que vous dessinez en même temps. Pour le moment nous avons le corps arrière de l’escargot, sa coquille et la partie avant du corps avec pour l’instant une seule corne. La seconde corne ou plutôt la troisième queue démarre sur l’avant du corps de l’escargot pour disparaître dans le restaurant nouvellement installé dans le bâtiment du théâtre. Il attire la foule. Et comme dirait une personne sûre d’elle, qui attendait dans la file «  j’aime beaucoup ce restaurant, car on y mange des œufs de poule et ils sont très bons ! » Houlà ! me dis-je en écoutant cette remarque, à part la poule, je ne pense pas que soient servis des œufs de de pintade, de cane ou d’oie. De dinde peut être…No comment ! C’est vrai que faire la queue en plein courant d’air pendant des quarts d’heure pour un oeuf de poule, même très bien cuisiné par un très grand chef et à un prix bien au dessus de la moyenne, je me demande si ces gens ne feraient pas mieux de s’acheter directement une poule ! Je ne faisais qu’écouter. Je n’y suis jamais allé. Peut être que l’oeuf vaut la poule !

Tout à coup, alors que j’étais bien installé dans la plus grande queue, celle qui allait voir le ballet, toutes se mirent à bouger. Celle de la sauce magique diminuait de plus en plus. celle de la corne de mon dessin l’escargot, avide d’un oeuf de poule, avait pratiquement disparue et celle de la grande boucle en forme de crosse d’évêque se rendant à un spectacle de danse avançait  tel le corps de ballet de l’Opéra dans la disparition des cygnes sur le lac, au petit matin.

C’était assez beau et spectaculaire.

En quelques minutes les trois queues avaient disparues !



Un sandwich grandeur humaine !

( anecdotes )

Il faut le faire ! La jambe leste, une dame de la cinquantaine, descend du quai opposé à la rame du tram et se précipite sur les portes, appuie sur les tous les boutons, une porte puis l’autre sans se rendre compte qu’elle était du mauvais côté de la rame. Elle essayait d’ouvrir toutes les portes. Nous, sur le quai d’en face, piaillant comme des volailles en détresse, lui indiquions haut et fort de sortir de la voie. La rame en sens inverse devant arriver d’un instant à l’autre.

Un moment de grand frisson collectif ! Même si c’était l’heure du repas, nous n’étions pas prêts pour assister à une telle sandwicherie.



La question qui a failli me faire mourir…de rire !

( anecdotes )

Ce dimanche, je sors d’une salle de spectacle où était présentée une opérette devant une salle pleine de têtes blanches féminines beaucoup plus fans de Luis Mariano que de Kendji Girac.Très peu d’hommes présents dans la salle. Il est vrai qu’ils n’ont jamais été fans de ce genre de spectacle.

Imbibé encore d’airs de fiesta espagnole et de olé repris en chœur par la salle, une dame sur les marches de la sortie m’interpelle tout en se déplaçant vers moi pour me demander si j’avais le résultat du match de foot des Girondins. Surpris, et après lui avoir fait répéter la question, je me mets à hurler de rire et lui fais comprendre qu’elle s’était trompée de bureau d’informations. Son regard ébahi m’obligea d’entrer un peu plus dans l’explicatif : « Madame, je suis désolé mais je ne connais pas ces gens là, je ne comprends pas ce que vous me demandez ! «. Je trouve cela assez drôle. Voilà une dame qui sort, comme moi, d’un spectacle et qui me demande si j’ai le résultat d’un match de foot. Dans un fou rire qui commençait à m’étouffer, je m’interroge : comment, étant dans la salle à regarder et écouter un spectacle j’aurais pu écouter la radio ou regarder la télévision (suis-je bête, par mon smartphone que j’aurais bien évidemment dû  laisser allumer spécialement pour ce résultat !). Par ailleurs, pourquoi à moi cette question ? Elle n’a pas eu de chance : le seul mec de la salle à ne rien connaître en foot et encore moins à s’y intéresser. Pourquoi n’a t-elle pas demandé à une femme ?

L’anecdote  fut complète, lorsque je retrouve cette dame à l’arrêt du tram. En levant les yeux, mon regard tombe sur une immense enseigne d’un magasin juste en face de l’arrêt : « les éleveurs Girondins ». Tant pis je me lance : « Madame ce ne sont pas les gens que vous cherchez ? ». Sans réponse, dommage !

Idiote peut être comme remarque de ma part, mais qu’est ce qu’à ça fait du bien de s’amuser et de rire aux éclats !



Touche pas à mon fil, je tricote !

( anecdotes )

Avez-vous remarqué quel cinéma font les gens avec les fils d’écouteurs de leur smarphone, iphone et ceux de leur chargeur ? Quel cirque ! Sans vouloir paraître misogyne primaire, je constate que ce sont surtout les filles qui ont ce problème d’emberlificotage des fils lorsqu’elles les tirent de leur sac. Les jeunes cadres dynamiques, eux, gardent tous les fils pendus à leurs oreilles (faut pas perdre les infos de la planète). Avec tous ces fils qui pendouillent, on croirait un étiquetage sur les mannequins des vitrines de vêtements au moment des soldes.

Pour en revenir au démêlage des fils, il a toujours lieu, comme par hasard, dans un lieu public lorsque la position garde à vous est la seule possible. Un coup de coude dans le dos, dans l’estomac, et je te tire un bout du fil et j’en tire un autre…Lorsque la personne discute avec quelqu’un d’autre c’est encore pire car elle ne sait même plus ce qu’elle démêle et dans quel sens elle sépare les fils. Et ça dure des plombes !

Face à ce constat et à ce temps passé à faire travailler ses dix doigts souvent inutilement, je suggère que tous ces doigts s’activent pour de bonnes causes en donnant à leurs propriétaires des aiguilles à tricoter et des pelotes de laine. Chacun pourrait ainsi réaliser son œuvre laineuse, soit au point près, soit à la manière de Thérèse dans « le Père Noël est une ordure » avec sa serpillère à trous pour les bras. Imaginer les soirs de débauche dans le tramway, tout le monde avec des aiguilles à tricoter. On pourrait même détricoter le pull de son voisin pour faire le sien… Quel beau lien social !



L’idiot n’est pas toujours celui que l’on pense !

Stop à ce harcèlement collectif qui essaie de vous faire passer pour un idiot personnage, inculte, pas branché, en dehors du monde…sous prétexte que vous ne connaissez pas le personnage à la mode, personnage inodore et incolore ; star d’une vulgaire émission télévisée. On veut vous faire croire que si vous ne le connaissez pas, vous êtes un vieux ringard encore sous l’emprise des postes de radio à galène et dansant la bourrée dans les bals du samedi soir.

Fort d’avoir été, à deux reprises, victime de ce type de réflexion et de situation, je m’insurge haut et fort.

La première fois eu lieu lorsque je fus invité à une soirée people à laquelle je ne voulais absolument pas participer. La responsable organisatrice, pour me persuader, sortit sa dernière carte : « vous savez, il y aura untel » (ce untel était un sportif médiatisé, illustre d’après elle mais complètement inconnu pour moi). Aussi sec, je lui rétorque que je ne connaissais pas ce sportif. Choquée, elle me dit « ah bon vous ne le connaissez pas « ,  « eh bien non ! ». Pour lui faire remarquer sa stupide réaction, je lui demande en boumerang : « connaissez-vous unetelle ? » Sa réponse fut bien sûr « non », et dans une délectation jouissive, je lui donne le nom d’une grande chanteuse wagnérienne ( si elle avait su, je ne sais pas quelle réaction j’aurais eu à mon tour…mais c’est une autre histoire).

La seconde fois que j’ai reçu ce genre de remarque remonte à quelques jours. Un monsieur me remet lors d’une manifestation publique un jeu de questions-réponses qui devait me faire gagner une invitation à une réception dans un grand château viticole bordelais en présence d’unetelle, personnalité très connue dans le monde des top models. Face à mon refus de participer à ce genre de jeu (de surcroît avec des questions stupides dignes d’un site internet atteint par une attaque de virus), ce monsieur me donne le nom de ce top model. Me voyant complètement hébété devant son jovial minois et son excitation lubrique rien qu’en annonçant son nom, je lui dis que je connaissais pas cette personne. Pris un peu au dépourvu, il me liste son CV (avec qui elle était mariée, ses prestations…). « je m’en fous lui dis-je, je ne la connais pas et j’ai horreur de tous ces peoples ! ». Pour se faire aider dans sa détresse, d’avoir devant lui une personne complètement inculte et arriérée, il appelle une de ses collèges et lui raconte ironiquement mon ignorance. Aussitôt dans ma tête : si j’appliquais la même technique que la première fois ? C’est parti, je me lance : « et vous, vous connaissez vous, unetelle, untel unetelle… ». A mon tour d’admirer leurs têtes déconfites de cabillaud prêt à être transformé en morue. Lorsque je leur donne la réponse (j’avais choisi à nouveau des noms de grands chanteurs lyriques internationaux), le silence s’établit.

« Un à un », leur lançai-je ! et je quittai la place…..

 

 



Un vol sous sainte surveillance !

( anecdotes )

Prendre l’avion engendre toujours un peu d’appréhension. Même pour tous ceux qui embarquent, s’installent et prennent leurs aises comme chez eux dans leur canapé. Le moment du décollage est toujours un peu stressant. Chacun sa méthode de vaincre sa peur. Il  a ceux qui s’enfoncent bien droit dans leur siège et qui attendent. Il y a ceux qui ferment les yeux. Il y a ceux qui s’intéressent subitement à l’avenir économique de la planète en se précipitant sur les journaux spécialisés en la matière, distribués gracieusement. Et bien sûr dans tout ce panel de techniques, il y a la prière. Ma voisine de siège, dès que le commandant de bord annonce le décollage, fait deux signes de croix (peut être qu’un seul n’est pas suffisant !). Ouf, le décollage est réussi !

Alors que vol se déroule normalement, le commandant nous apporte quelques informations (géographique, températures etc…et altitude). Mot malheureux. Lorsqu’il nous signale que nous sommes au plus haut (10 000 m), ma voisine se précipite sur son sac, fouille le contenu avec ardeur en envahissant légèrement mon espace vital. Tout ce remue ménage afin de sortir un chapelet. Elle se signe à nouveau à plusieurs fois et se met à réciter ses prières d’une manière audible pour son voisin. Là, il était évident que nos jours étaient comptés. Croyant ou pas croyant, ce genre de comportement te fout les chocottes. Heureusement qu’une diversion de l’hôtesse avec ses boissons coupe net ma brave voisine dans ses prières. Je m’attendais au pire pour l’atterrissage. Elle n’allait tout de même pas nous faire chanter tous en chœur le Alléluia ! Non, calme plat. À l’arrêt de l’appareil elle range son chapelet qu´elle avait toujours gardé en main et nous descendons…sain(t)s et saufs.



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