• Accueil
  • > Archives pour novembre 2020

Archives

Archive pour novembre 2020

Quand la fourberie frôle la c… !

IMG_0223

Que les réseaux sociaux diffusent en continu des fausses infos et des tsunami de c… nous sommes impuissants à ce fléau, mais que l’on touche à mon pote écrivain préféré, sieur Molière, je crie stop !

Depuis des années, il existe sur le site internet d’une grande institution française de télécommunications de la famille des agrumes, la publication des programmes de télévision en ligne. Pour chaque émission, une succincte présentation est présentée. Or, pour les pièces de théâtre, on nage en plein folklore. L’ordinateur de cette société ne connaît que les mots “ divertissement ”  et “ mis en scène par…” Comme le montre l’image ci-dessus, on lit d’abord le nom de la pièce puis divertissement – pourquoi pas le mot théâtre ? – , le nom du metteur en scène., la distribution et une mini résumé de l’action. Ce soir ce sont les Fourberies de  Scapin dont la mise en scène annoncée est de Molière. J’ai failli tomber de mon balcon sous le choc de cette onde sismique.

Je ne pensais pas que 350 ans après sa création au Palais Royal, la mise en scène de l’époque – ce mot n’existait pas – était couchée sur des registres de marbre voués à la postérité, que la Comédie française gardait précieusement dans ses placards ? Ridicule ! Par contre, cela n’a l’air de choquer personne, et encore moins la société de diffusion de ces programmes télé qui, malgré des courriers adressés, ne bronche pas. Je me mets dans la tête de certains téléspectateurs qui lisant cette info croient que c’est vrai, et que c’est bien Molière qui est le metteur en scène de cette production. Hilarant de bêtises ! Qu’en pense Denis Podalydes le vrai metteur en scène de cette magnifique production de la Comédie française ? Nous sommes en pleines fourberies contemporaines.



Le fou rire contre le virus

Le soleil commence à s’éclipser et l’ambiance dans le tram n’est pas des plus joyeuses. Sauf que, des situations imperceptibles peuvent parfois déclencher de grands fous rires. Heureusement que j’avais mon masque, ce qui m’a permis de cacher mon hilarité.

Assise, bien en face de moi, une dame assez élégante possédait un masque dit “bec de canard”. Jusque là rien d’extraordinaire, même si je trouve ce modèle horrible laid. Le parcours se passe bien, elle tourne la tête à droite et à gauche, comme le fait machinalement tout voyageur pour passer le temps. Subitement, elle soulève son masque et introduit furtivement dans sa bouche une pastille chewing gum, qu’elle mâchouille avec énergie. Elle ne se rendait pas compte que le mouvement de ses mandibules faisait bouger le masque de bas en haut, tout en le gonflant et le dégonflant. Cette vision me rappelait les mouvements de becs de canards dans les cours de ferme, lorsqu’ils cancanaient et jacassaient en attentant leur pitance. Cerise sur le gâteau, lorsque à la relève des chauffeurs, le nouveau mis à fond l’émission “les grosses têtes” de Ruquier. Ce soir là, j’ai attraper le virus du fou rire. Que cela fait du bien !