L’Etoile Oksana Kucheruk s’éteint en pleine lumière !

Posté le 23 octobre 2020

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Photo – merci au Journal Sud-Ouest – © Sandrine Chapelier

La danseuse Etoile de l’Opéra de Bordeaux Oksana Kucheruk, vient de faire ses adieux au public bordelais, ce jeudi 22 octobre 2020.

L’émotion planait dans la salle, remplaçant le temps d’une soirée, l’angoisse actuelle liée à la pandémie. Même si les conditions sanitaires strictes imposées par l’Opéra de Bordeaux sont encore plus anxiogènes qu’ailleurs, les contraintes ont vite été remplacées par l’aura de notre danseuse Etoile. Dans les trois ballets : “Paz de la Jolla” chorégraphié par Justin Peck sur une musique de Bohuslav Martinü, suivi de “In the night” et “le Concert” chorégraphiés par Jerome Robbins sur une musique de Frédéric Chopin, Oksana Kucheruk nous a offert toute sa palette d’expression, de sensibilité et d’humour. Du très grand art.

Pour tous les amoureux de ballets, cette immense danseuse va nous manquer. En venant l’applaudir depuis 15 ans sur la scène du Grand théâtre, nous savions que la beauté et le talent étaient toujours au rendez-vous. On se souvient de ses prestations dans Coppélia, la Belle au bois dormant, Roméo et Juliette, Don Quichotte, le Lac des cygnes…et bien sûr son incontournable Gisèle. Il faut également se souvenir de toutes ses apparitions dans le répertoire contemporain dans lequel elle a excellé avec panache.

Pour cette soirée d’adieux à la scène, toute la Compagnie du ballet de l’Opéra de Bordeaux avait la larme à l’oeil surtout lorsque sa petite fille et son mari, l’ex danseur étoile Igor Yebra, sont venus l’embrasser devant un public en émoi. Sous la douche de confettis dorés tombés des cintres, Oksana Kucheruk fit quelques pas de danse en pirouette qui nous ont émerveillés. Les ovations de plusieurs dizaines de minutes ont dit au revoir à notre danseuse Etoile. Celle-ci ôte son immense chapeau de scène comme pour nous dire, je reviens à la ville mais je ne vous oublie pas. Le rideau se ferme. Quelle classe !

Dommage que les ternes discours des institutions officielles n’aient pas été à la hauteur d’un tel talent artistique et d’une telle carrière bordelaise. Ils auraient mérité d’un peu plus de brillance à l’image de l’Etoile qui quittait la scène en pleine lumière.

Jean-Claude Meymerit

 

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