Voyager en train, un art vivant.

Posté le 7 mai 2018

Je ne sais pas si ce sont les effets des rayons renaissants du soleil de ce WE qui augmentent la vitalité de nos contrôleurs SNCF ou si c’est le fait de vouloir multiplier leurs communications pour nous faire passer les pilules de désagréments des annulations et retards de ces deux jours, mais sur un mon récent voyage de Bordeaux-Marseille AR, aucun répit dans leurs informations. Quelles sont les mauvaises langues qui estiment que les contrôleurs ne nous tiennent pas courant des incidents, consignes de sécurité etc. ? Ceux qui pensent cela auraient dû emprunter les mêmes trains que moi.

Au départ de Bordeaux, deux heures de flots de paroles dites à la Marguerite Duras, avec beaucoup d’application pour nous tenir au courant régulièrement, comment le train, ayant pris 5mn au départ, allait les rattraper, etc. En soi c’est généreux. Mais pour si peu de minutes, n’en faisait-il pas un peu trop. Surtout qu’il mettait un temps infini pour nous dire une phrase. A cette belle intention, il n’arrêtait pas de nous apporter des conseils de sécurité pour la descente, les consignes de savoir-vivre dans le train etc. A ce flot de paroles, s’ajoutaient celles de la vendeuse ambulante qui nous commentait tous ses produits et son parcours dans la rame. A partir de Toulouse, changement de contrôleurs, moins bavards. Minimum syndical. Nos oreilles allaient enfin prendre un peu de repos. Les cinq minutes avaient-elles été rattrapés, on ne saura jamais.

Au retour, c’est reparti mais cette fois-ci avec 1h15 de retard. Nos charmantes contrôleuses avec leur accent ensoleillé, nous signalent en continu toutes les correspondances avec ses corrections, ses erreurs d’annonces…dans des micros qui fonctionnent comme du morse. C’est folklorique et chaleureux. Dans tous les cas, impossible de fermer l’œil ou de s’attarder dans les pages d’un bouquin. Sur un trajet de huit heures, coincé par des paysage flous dû à la poussière et la crasse sur les vitres. (quand ces vitres trains d’Intercité seront-elles lavées ? J’en avais déjà parlé dans un précédent article), ces annonces inaudibles et répétitives des contrôleurs et des marchands ambulants, et ces retards…c’est ça la patience de voyager !

L’Art de voyager est aussi un Art vivant !

 

 

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