Au théâtre des Champs Elysées : un duo d’amour pour Cléopâtre

Posté le 26 novembre 2014

Cet émouvant duo d’amour, nous le devons à Sophie Koch et Michel Plasson. Ils nous entraînent tous les deux dans une profonde tendresse musicale. Cet événement lyrique vient d’avoir lieu à Paris, au théâtre des Champs Elysées. Il s’agit de l’œuvre de Jules Massenet « Cléopâtre » Qui a déjà vu cet opéra de Massenet en version scénique ? Pas grand monde je suppose. Aussi, même en version concert, comme ce soir, l’intérêt était des plus passionnants. Devant une salle pleine et les micros de France musique, Paris recevait cette reine de l’Antiquité pour la première fois.

Ma reine ou marraine (les deux réunies) est Sophie Koch. Cet ouvrage ne lui est pas inconnu puisqu’elle a déjà eu l’occasion de le chanter à Salzburg en 2012. De plus, Sophie Koch est la marraine de CollineOpéra, association organisatrice de la soirée, qui invite la musique à venir au secours d’enfants en danger du monde entier. Quel élan de générosité ! Tous les protagonistes de cette soirée se produisent gracieusement (solistes, chœur, musiciens…) ainsi que la mise à disposition de la salle, offerte par la direction du théâtre des Champs Elysées.

Dans le casting de ce soir beaucoup de changement, mais avec d’heureuses surprises. La première vient du ténor Benjamin Bernheim. Voix puissante, claire et surtout bien projeté, le tout agrémentée d’une très belle diction (pas besoin de surtitrage). Ce dernier compliment peut être également adressé à Frédéric Goncalves, remplaçant Ludovic Tézier malade, dans le rôle de Marc Antoine. C’est l’occasion de redécouvrir avec beaucoup de plaisir ce baryton dans un rôle de premier plan et d’apprécier la plénitude de sa voix. Un grand bravo également à l’ensemble de tous les autres chanteurs sans oublier la grandeur du chœur de l’Orchestre de Paris.

Avec Sophie Koch et Michel Plasson, nous sommes dans l’extase musicale. De somptueuses pages de l’œuvre (trop courtes, hélas !) ne pouvaient pas exister sans la subtilité des magnifiques phrasés très colorés et puissants de Sophie Koch dans le rôle de Cléopâtre et les vagues de sonorités musicales suaves et envoûtantes de Michel Plasson dirigeant l’Orchestre Symphonique de Mulhouse. On peut parler même de volupté.

Jean-Claude Meymerit

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