Un vol sous sainte surveillance !

Posté le 22 août 2013

Prendre l’avion engendre toujours un peu d’appréhension. Même pour tous ceux qui embarquent, s’installent et prennent leurs aises comme chez eux dans leur canapé. Le moment du décollage est toujours un peu stressant. Chacun sa méthode de vaincre sa peur. Il  a ceux qui s’enfoncent bien droit dans leur siège et qui attendent. Il y a ceux qui ferment les yeux. Il y a ceux qui s’intéressent subitement à l’avenir économique de la planète en se précipitant sur les journaux spécialisés en la matière, distribués gracieusement. Et bien sûr dans tout ce panel de techniques, il y a la prière. Ma voisine de siège, dès que le commandant de bord annonce le décollage, fait deux signes de croix (peut être qu’un seul n’est pas suffisant !). Ouf, le décollage est réussi !

Alors que vol se déroule normalement, le commandant nous apporte quelques informations (géographique, températures etc…et altitude). Mot malheureux. Lorsqu’il nous signale que nous sommes au plus haut (10 000 m), ma voisine se précipite sur son sac, fouille le contenu avec ardeur en envahissant légèrement mon espace vital. Tout ce remue ménage afin de sortir un chapelet. Elle se signe à nouveau à plusieurs fois et se met à réciter ses prières d’une manière audible pour son voisin. Là, il était évident que nos jours étaient comptés. Croyant ou pas croyant, ce genre de comportement te fout les chocottes. Heureusement qu’une diversion de l’hôtesse avec ses boissons coupe net ma brave voisine dans ses prières. Je m’attendais au pire pour l’atterrissage. Elle n’allait tout de même pas nous faire chanter tous en chœur le Alléluia ! Non, calme plat. À l’arrêt de l’appareil elle range son chapelet qu´elle avait toujours gardé en main et nous descendons…sain(t)s et saufs.