A la cour Mably de Bordeaux : des goûts et des couleurs !

Posté le 2 août 2013

Il y a des expositions de peintures qui vous laissent pantois dès que l’on franchit le seuil de la galerie, il y en d’autres qui vous invitent plutôt à faire demi tour. C’est ce qui m’est arrivé ces jours-ci en me rendant à la cour Mably voir une présentation des oeuvres de Nicole Kirsch. Ce n’est pas du tout la qualité artistique et les sujets présentés de cette artiste qui me laissent froids mais plutôt la scénographie totale de l’expo. Que c’est laid !

Pourquoi avoir peint les panneaux de fond en jaune alors que les oeuvres elles-mêmes sont très colorées. Ce fond jaune absorbe toute la lumière des toiles et assombrit la pièce. Les éclairages sont très mauvais, certains tableaux sont presque dans l’obscurité. Aucune unité dans l’assemblage des toiles qui sont dans des formats et des encadrements les plus fantaisistes. Ne voulant pas rester sur une mauvaise impression, j’y suis revenu plusieurs fois et chaque fois le même sentiment. Je ne suis pas le seul, car lorsque je me suis mis à observer les visiteurs, leur tour de salle est aussi rapide qu’un marathon dans une salle de gym.

Comme se fait-il que la Ville de Bordeaux n’ait pas pu choisir une exposition estivale plus flatteuse pour une ville en plein flot touristique. Si Bordeaux avait voulu mettre l’accent sur des artistes bordelais, il aurait fallu un peu mieux les valoriser. Ce n’est pas une bonne image du dynamisme et de modernité culturelle locale. Heureusement que Jaume Plensa est passé par là en nous magnifiant artistiquement la Ville.

Nota : Miracle ! Je viens d’apprendre qu’il y a une exposition de sculptures à la Halle des Chartrons. Juste le temps de récupérer un peu de doc au kiosque culture et me voilà parti ! Les portes de la halle sont grandes ouvertes, de la musique classique s’en échappe comme pour vous inviter à y entrer. Là sur le seuil, le miracle opère. Les sculptures sont simplement disposées sur des podiums bruts, un peu partout. Pas de sophistication. C’est simple et super efficace. Elles vous proposent même d’être touchées et caressées. Elles sont en bois de chêne, de robinier, d’acacia, de pin, de platane…Le plaisir ne serait pas complet sans la présence de l’artiste. Chic, il est là ! Il se nomme Balma. Artiste connu et très apprécié, fait sa rentrée bordelaise après trois ans d’absence. Les œuvres ne sont pas que de lui, elles sont : lui. Il parle de chacune d’elles comme un romancier parle de son œuvre littéraire ou comme un amoureux de sa bien-aimée. C’est du grand Balma.