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Archive pour mai 2013

Le bus de la peur !

Comment une Société responsable des transports publics d’une grande ville peut-elle accepter de maintenir un tel chauffeur en activité en mettant ses passagers en danger ? Ce chauffeur de bus en question est affecté sur une ligne, il est vrai, au fonctionnement assez fantaisiste (horaires de passage allant de 20m à 45m d’attente, passage parfois aléatoire, parcours qui change etc..), mais est-ce une raison ?

Prenant au moins deux fois par semaine cette ligne, j’appréhende de savoir qui est au volant. Lorsque je vois notre cow-boy de service, je m’attends au pire. Ce jour, il a dépassé les bornes. Il a refusé de prendre une maman voilée avec ses deux marmots dans une poussette. Il a fermé les portes au moment où elle s’apprêtait à monter. Les passagers crient. Rien à faire, il démarre. Choqué par un tel comportement j’intervins en lui demandant d’arrêter et le pourquoi d’un tel comportement. Son silence fut déconcertant. J’avais vraiment l’impression qu’il était dans un autre monde. Inerte, affalé sur son volant, il continua à rouler doucement. Insistant fortement à haute voix, il réussit enfin à lâcher deux mots : « elle n’avait qu’à être devant la porte !». Quel aplomb ! Il avait arrêté les portes d’entrée de son bus juste devant le panneau de l’abri bus (ce qui interdit déjà un individuel d’entrer de front, mais encore moins pour quelqu’un les bras chargés ou avec poussette comme cette maman).

Ce même monsieur n’en est pas à son premier numéro de zèle. Il y a quelque temps, il a refusé d’ouvrir les portes à une dame qui voulait descendre. Brouhaha de protestation dans le bus. Nenni, il a continué. Un jour où il était en forme, il s’amusa à accélérer pendant plusieurs mètres puis à freiner brutalement pour un oui ou pour un non. Qui peut tenir debout (ou même assis) dans un bus en délire ? Personne. Protestation à nouveau des usagers mais rien n’y fait ; il n’entend rien et continue à s’amuser. Je pense à cette autre fois où il a roulé à grande vitesse dans une rue farcie de chicanes. Ce slalom nous avait effrayés. Parfois il s’amuse à rouler à la vitesse d’un escargot sans raison d’encombrement routier.

Face à de tels comportements, portant atteinte à la sécurité des passagers, que pouvons-nous faire ? Rien ! Attendre que la peur passe !



Des personnesNâgées ou des personnesZâgées ?

Mon oreille préfère, personnesZâgées. De toute manière quelle importance, on ne me demande rien et tout le monde se fout de ma prononciation et de la liaison de ces deux mots. Par contre, si un jour je suisZélu à un poste important lié avec ces personnes là, je ferai bieNattention lors de discours et d’interviews de bien faire la liaison. En ce jour de lundi de Pentecôte, l’actualité aidant, puisqu’on ne peut plus évoquer cette journée sans parler des personnes âgées,  c’est alors que jaillit ce bouquet de magnifiques liaisons dans la bouche de notre Ministre chargée de nos anciens : les personnesNagées par ici, les personnesNagées par là comme s’il y en avait qu’une seule… Dit-on personnesNadultes ? Je respecte son choix, chacun ses bonnes et ses mauvaises liaisons. Je dis bien maisZalors et pasZencore…alors que personne ne les fait…Ne sommes-nous pas dans un pays de liaison libre ?



Le ciel tombe sur leurs têtes et après ?

Je suis ahuri ! Dans le tram, tout en roulant, une plaque arrondie du plafond est tombée dans le dos de trois passagers assis sur les places situées de côtés. J’étais en face. Rien que le bruit de la chute aurait pu effaroucher un troupeau de mille moutons. Par contre, aucun effet sur nos moutons urbains, rien ! C’était presque normal. Je ne dis pas qu’il faille hurler ou s’accrocher au col du voisin ou encore sauter dans ses bras de peur, mais simplement réagir. Un minimum est demandé (rien que pour créer de la communication entre les passagers). Quelques voyageurs ont fait arrêter le tram et le chauffeur s’est rendu sur les lieux de la chute où nos trois personnes étaient toujours assises impassibles. Elles devaient se demander presque pourquoi on s’intéressait à leur dos. « Vous êtes blessés ? » demanda le chauffeur. Silence absolu. Pas de réponse.Le chauffeur regagna son poste, le tram redémarre et à la station prochaine nous fit tous descendre pour regagner le dépôt. Sur le quai, discussion et commentaires épars. Nos trois passagers sont là immobiles. Seraient-ils encore sous le choc, assommés ou se seraient-il rendus compte de rien ?