Des anges me protègent !

Posté le 23 février 2013

A présent, plus rien ne peut m’arriver dans les transports en commun. Des « envoyées » officielles ou non, d’un mouvement religieux me suivent partout ! En très peu de jours, mon chemin les a croisées trois fois. Il s’agit de deux jeunes filles qui, par leurs insignes très distinctifs et explicites et surtout leur comportement, me font penser à des chasseuses d’âmes perdues ou de fragiles proies. La première rencontre avec ces deux donzelles fut un regard qu’une des deux m’adressa fixement les yeux dans les yeux dans une rame de tramway. Ayant perdu l’habitude de me faire draguer dans un lieu public avec autant de fermeté, je ne répondis pas. Face à cette tentative et son échec, elle remit ça en insistant. Choux blanc ! Je ne bronchai absolument pas. Elles descendirent du tram. Quelques jours après je les retrouve dans un bus, chacune cherchant leur proie. Paf ! Ça tombe sur moi. Une des deux s’installe en face de moi et commence à me sourire et me demanda comment ça allait. Imaginer ma gueule et ma réaction (vive). Tout le bus y a eu droit. Pas démontées elles recommencèrent avec un jeune homme qui venait de monter. Curieux et intéressé par autant d’audace, je laisse passer plusieurs stations pour voir comment elles s’y prennent. Ca a bien failli prendre. Une d’elle lui pose des questions sur ses études, ses loisirs et le jeune tout confiant et flatté, étale dans le moindre détail sa vie, jusqu’au moment où elle s’adresse à lui en parlant plus bas, le jeune répondit non et descendit aussitôt du bus. La troisième rencontre avec ces « envoyées » eut lieu à nouveau quelques jours après. Dans le tram. J’étais assis en bordure d’allée. Presque personne. Un voyageur me cogna l’épaule avec son sac en passant dans le couloir. C’était un des deux jeunes filles. Elle s’excusa et comme pour s’excuser encore mieux, elle vient s’installer (avec sa coéquipière) bien en face à moi (alors qu’il y avait des places libres partout). La technique « opération sourire » recommença, mais ma froideur et mon indifférence gagnèrent sur ma hargne. Elles ont une manière de vous fixer jusqu’a ce qu’elles obtiennent une réaction de la proie. Or avec moi, la proie est faisandée.