• Accueil
  • > anecdotes
  • > Ce n’est pas tout d’avoir bonne mine encore faut-il avoir celle qui marche !
Ce n’est pas tout d’avoir bonne mine encore faut-il avoir celle qui marche !

Posté le 14 mai 2012

Que faire dans une salle d’embarquement d’aéroport lorsque vous avez presque deux heures à attendre, que vous avez remis vos chaussures, que vous avez réajusté votre ceinture et essayé de remettre de l’ordre dans vos poches suite à la fouille traditionnelle de la sécurité…? Compter les avions qui décollent, draguer la personne en face de vous, dormir ou tout simplement observer le comportement des gens vivant eux aussi ces longues attentes et qui s’em….Le voyageur assis en face de moi sur un de ces bancs installés en rangs d’oignon, décide de travailler et d’utiliser tout son arsenal électronique. Cet homme d’affaire, par le cliché qu’il donne et par son look extérieur très soigné, doit avoir la quarantaine bien sonné. Il déballe son ordinateur portable de taille presque insolente, de son Ipad, de son Ipod, de son casque et des fils partout. Que va t-il faire de tout ce matos, à la fois ? De quoi je me mêle et que de questions existentielles ! Il sort également de son sac un agenda (vous savez cet instrument papier qui permet d’écrire en face de certains jours et heures des rendez-vous et autres événements de son choix etc…). Avec tout ce déballage, notre homme avait utilisé deux places du banc. Il pose son agenda à son coté droit, fait tous les branchements, sort un crayon mine et commence à inscrire sur son agenda les notes piochées sur ses appareils. Quel boulot ! Le pauvre ! Soudain, plus de mine, le porte mine est vide. Il secoue ce minuscule outil, cherche dans son sac. Que nenni ! Que faire ? Comme la mine a eu le dernier mot et que tout son organisation est foutue, il remballe le tout et attend patiemment l’embarquement (soucieux toutefois !). Il devait se dire : comment une vulgaire mine de crayon avait-elle pu entraver et contrer un matériel informatique des plus performants ? La piteuse figure qu’il faisait m’évoquait la tête du Chevalier à la triste mine de Cervantes, qui malgré son acharnement à vaincre tous les obstacles, baissa les bras devant les plus petits.