Ma gueule a encore frappé !

Posté le 13 juin 2010

Décidément ma gueule ne revient pas, et pourquoi ? Qu’est ce qu’elle a ma gueule ? Elle n’est pas si mal que ça ma gueule et bien non ! Je viens d’être à nouveau confronter à une situation des plus curieuses et des plus insultantes (lire texte dans le blog sur l’aventure de Londres, ).
Comme très souvent, je fais mes quelques achats basiques vitaux alimentaires dans les supers marchés qui croisent mon chemin. Ce soir là vers les 18h j’étais en avance sur un rendez-vous, je décide de faire quelques emplêtes dans le Simply Market Benauge à Bordeaux. Je prends mon panier en plastique aussi lourd vide que plein et circule de rayon en rayon, car j’avais du temps devant moi. Autant le passer intelligemment à lire les étiquettes. On apprend plein de choses et en particulier la géographie. Par exemple que les fameuses pommes grises appelées par cette enseigne « pommes du Canada » sont bien affichées en gros : provenance France. Après avoir capté trois ou quatre produits, je passe à la caisse et là, stupeur de la caissière qui me fixe comme si elle venait d’avoir une apparition ou un coup de foudre : « vous avez un sac à dos » ? Et bien, oui Madame, pourquoi ? « c’est interdit », me dit-elle ! Et si je le porte à la main ? « là oui, vous pouvez ! Vous ne pouvez garder un sac à dos que si à l’intérieur il n’y a que du matériel informatique ! »….A cet instant, toutes mes logiques d’homo-sapiens s’écroulent. J’ai préféré ne plus discuter avec cette caissière car je ne comprenais plus rien et j’avais peur d’être très désobligeant. Seulement voilà, ce que je ne savais pas, c’est que mon auguste personne avait été repérée par les caméras du magasin et dès que j’ai remis ma carte bleue dans mon sac, un vigile me saute dessus en m’accusant d’avoir volé quelque chose. Situation facile à gérer croyez-moi ! La honte ! « ouvrez votre sac ! » me dit-il avec un air de petit roquet qui vient de trouver un os à ronger. Vous m’accusez d’avoir volé ? C’est vrai que j’ai une gueule de voleur des grands chemins. Il me rétorque : « vous savez il n’ y a pas d’âge et de tête pour voler ». Rebelote. Et il me site une anecdote qui venait de se passer une heure avant : une femme serait passé à la caisse avec un steack sur la tête sous un chapeau et comme le sang coulait le long de ses tempes elle s’est faite crochée. Je ne voulais pas rire devant lui car j’étais toujours sous le choc de la colère mais je trouve cette anecdocte très drôle.
Mais mon histoire n’est pas fini. Il me signala, toujours avec une voix bien placée dans les octaves du haut et les yeux prêts à m’envoyer une charge de révolver, que s’il ne m’avait pas arrêté c’est lui qui se se ferait réprimander par la Direction et qu’il aurait été viré. Voulant un peu m’appitoyer sur son sort face à un tel argument à faire pleurer les ménagères de onze heures, j’ouvris mon sac à dos et là fou de joie, il découvre l’objet soi-disant volé : « voyez et ça ? » dit-il tout émoustillé. Mais Monsieur, lui dis-je, il s’agit d’une poche de bombons/médicaments que j’ai d’acheté cette semaine dans une pharmacie allemande, aussi cela m’étonnerait que vous en ayez en rayon et de plus à moitié vide. Comme il s’est trouvé un peu con, il est resté sans voix et il est parti sans excuses et sans un mot. Comme toujours dans ce genre de situation, le Directeur n’était pas là, l’adjoint qui me connaissait de vue avait subitement une urgence et le comble un couple de petits vieux qui assistait à la scène comme devant leur télé, commence à me sermonner, comme quoi c’est normal d’être arrêté lorsqu’on vole et que je n’ai pas à rentrer dans un magasin avec un sac à dos, etc… Encore une logique implacable. Je suis sorti de ce super marché écoeuré, choqué et en même temps bien éclairé. Comme ce magasin est situé en zone dite « sensible », le Directeur aurait parait-il multiplié les contrôles et la répression en instaurant une réglementation qui tient plus de la provocation et de l’invitation à se rebeller que de jouer sur un vrai dialogue de confiance avec les habitants du coin. Il est vrai que ce sentiment de rébellion m’a habité quelques instants. Je peux comprendre que quelqu’un d’une « grande fragile sociale » qui se fait traiter de voleur ou tout simplement est suspecté devant tout le monde, ait envie de réagir. Ces procédés de suspicion comme les montre ce magasin ne favorisent-ils pas les tensions?
PS : qui peut m’expliquer la différence, entre un sac à dos sur le dos et un sac à dos à la main ou un sac à dos contenant du matériel informatique et un sac à dos contenant des dossiers et des livres (comme mon cas). Où est affichée cette réglementation des plus ubuesques ? Si le Directeur daigne me recevoir, il me donnera peut être la réponse. Il me tarde ! En attendant, je vais aller dans un autre supermarché tester ma gueule. Elle peut faire carrière….

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